Ados, Prose, Roman

Remous – Chapitres 6 & 7

Paroles Glacées

 

Des bruits stridents me tirent tout à coup de mon repos bienfaiteur. Ma main s’acharne sur mon alarme pour couper le bruit parasiter. 7h05. Au même moment, des coups sévères ruent sur la porte.

– Loïc, j’aimerais te parler quelques instants !

Je grogne et me frotte les tempes pour me donner le temps de répondre. Une discussion sèche avec ma mère était tout ce dont je n’avais pas besoin. Je m’extirpe de mon lit, déjà habillé, et saisit mon sac pour le balancer sur mon épaule. Lorsque je sors de la pièce, je me retrouve nez à nez – ou plutôt, nez à front – avec une femme de petite taille et les joues bourgeonnant de taches de sons. Ma mère écarquille les yeux et le paquet de feuille frémit entre ses bas. Je veux m’en saisir lorsqu’elle recule et m’esquive, les sourcils froncés par la colère. Sa lèvre inférieure est pincée : je vais avoir de gros ennuis.

Pas pour le moment. Il faut que je la coupe.

– Tous ces retards… commence-t-elle alors d’une voix rendue tremblotante par de violentes émotions.

– Je sais. Les professeurs ont tendance à ne pas beaucoup m’aimer.

Des poches soulignent son regard voilé et ses boucles sauvages pendent en dehors de sa queue de cheval. Le travail à l’hôpital n’a pas dû être de tout repos et, sûrement, meure-t-elle d’envie de crouler sur son lit. Je la contourne pour poursuivre mon chemin jusqu’à la cuisine. Mais elle n’en a pas fini : je l’entends trottiner à ma suite et se dépêcher sur les escaliers. Je retiens un profond soupir et me concentre sur la préparation de mon petit déjeuner.

– Je n’en ai pas fini ! Quand te décideras-tu enfin à m’entendre ? Ces absences et retards ne sont pas acceptables, tu m’entends ? J’attends un changement sur ta conduite.

Elle fait claquer les feuilles sur la table. La tartine s’émiette entre mes dents et j’avale péniblement. Mon dos est tourné à ma mère mais je l’imagine un poing sur sa hanche et la mine désespérée. Que pouvais-je dire ? Comprendrait-elle mes raisons ? N’y verrait-elle pas plutôt de la folie ? Elle aurait tôt de m’envoyer chez les médecins. Mais même eux ne pouvaient guérir les soucis du cœur.

Alors je me tais.

– Bon… Si tu ne m’écoutes pas là-dessus, peut-être qu’autre chose t’intéressera.

Mes pieds pivotent sur le carrelage en couinant. Mon vers de jus dans la main, je jette un rapide coup d’œil à la pendule bruyante. 7h25. Départ dans dix minutes.

– Quoi ?

Ma mère hésite, je le sens. Finalement, adossée contre le plan de travail, elle se lance :

– Il s’agit de ton cousin. Il a appelé plusieurs fois durant la semaine en demandant à te parler. Chaque fois, tu n’étais pas encore revenu du lycée. Il serait bon que tu t’en charge toi-même.

L’orange prend un goût aigre dans ma bouche. Je laisse couler le jus lentement pour ne pas m’étouffer puis repose plus durement que je ne le souhaite mon verre. Mon cousin ? Je n’en ai qu’un et ne garde que de désagréables souvenirs. Dans le bac à sable, son coude à me couper le souffle, ma pelle en plastique à l’assommer. Bam. Bam. Bam. Plus tard, un lapin en chocolat qui s’envole et s’écrase en morceaux sur le sol tandis que deux bambins roulent sur le sol en se labourant de poings. Enfin, les hurlements et les appels de détresses de deux mères qui tentent en vain de les séparer. Nous ne nous étions plus revus ni parlés depuis, il y a dix années.

Non, c’est invraisemblable. Pourquoi choisirait-il maintenant de reprendre contact ? Pour me narguer ?

– C’est une blague ?

A nouveau, son visage se fend. Elle ne comprend pas mon irritation. Toutefois, elle se reprend vite :

– Je sais que ça n’allait pas fort entre vous mais vous étiez jeunes. Vous pourriez vous redécouvrir, nouer de nouveaux liens. Qui sait ce que cela pourrait t’apporter ?

– Hors de question.

C’est ce moment que choisi la grande aiguille pour franchir le douze. 7h35. D’une rapidité due par l’habitude, j’empoigne mon sac et me dirige vers la porte. Sur mon passage, la main de ma mère me frôle, peut-être dans une tentative de caresse. Je n’ai pas le courage de lui faire face et lui causer de la peine. Je la fais déjà assez souffrir en étant le fils de l’homme qui l’a abandonné.

Dans la rue baignée d’une douce lueur matinale, je rejette mes sombres pensées pour une, plus tendre : Lise. J’ai la ferme décision de la voir pour m’expliquer. Tout va rentrer dans l’ordre. Il ne me faut qu’une demi-heure, comme à mon habitude, pour rejoindre le lycée. Le bus est agité à l’approche des examens pour certains, des vacances pour d’autres. Le conducteur se montre agressif, essaye de taire les cris et faire cesser la bousculade par des menaces vaines. La plupart des visages sont éclairés par la lueur des smartphones, la musique vrille à travers les écouteurs. Debout face à une fenêtre, je contemple le paysage sans le voir. Des phrases tourbillonnent sous mes yeux, se rencontre et se cognent jusqu’à ne plus donner aucun sens. Comment s’expliquer à elle ? Allait-elle chercher à me comprendre ? Aura-t-elle le pardon facile ? Déjà, je sens le goût de ses lèvres contre les miennes, la pression de son corps contre le mien. Retour au départ. La mésentente effacée.

Les freins crissent. L’arrêt est marqué. A peine les portes ouvertes, je me précipite vers l’extérieur, à moitié entraîné par une foule bruyante d’adolescents. J’envois un rapide sms à Lise pour lui faire comprendre que je dois la voir. Je traine dans les multiples couloirs, à sa recherche, le pas impatient. Des élèves me jettent des coups d’œil intrigués que j’ignore. Aucune réponse ne me vient. Je me mordille les lèvres. Est-ce que cela doit-il annoncer quelque chose de mauvais ?

Puis, une idée me vient soudainement. Je tourne en direction des escaliers pour les grimper à toute vitesse. Si je ne me trompe pas, la bande de filles aime se réunir autour du distributeur. Si Lise doit être quelque part, c’est là. Bingo.

Juchée négligemment contre le mur, elle discute tranquillement avec ses compagnes. Je fronce les sourcils à la vue de ses longues jambes nues, à portée de tout regard : elle a revêtu une de ces mini-jupes que je n’apprécie pas. Ses joues sont trempées de maquillage épais et ses cheveux s’évasent en une fontaine d’or dans le creux de ses reins.

– Lise !

J’approche à pas rapides. C’est à peine si elle tourne la tête. Ses yeux s’élèvent vers le plafond. Les gloussements m’agressent les tympans.

– Pourquoi ne réponds-tu pas ?

– Cela n’en vaut plus la peine, Loïc.

Ses amies s’écartent précipitamment tout en restant à portée de vue du spectacle. C’est ce moment là que Lise décide de me considérer à nouveau. Un sourire victorieux semble étirer ses lèvres. Je reste immobile, décontenancé.

– Je te pensais autrement, Loïc. Je pensais que tu le voulais.

Ses doigts se sont furtivement baladés dans ma nuque avant qu’elle ne les range dans ses poches. C’est à n’y plus rien comprendre.

– Que je voulais quoi ?

Elle ricane et me lance une tape sur les fesses. Je ne bouge pas d’un pouce bien que ma mâchoire se contracte et que mon regard s’assombrit.

– C’est donc tout ce que tu voyais dans notre relation ? je grogne sèchement entre les dents.

– Mais que pensais-tu, Loïc ? Bien des gars comme toi auraient payé cher pour cela !

– Tu…

– Oui, tu n’aurais pas été le premier.

Ma surprise est telle que je dois me raccrocher au distributeur. Lise soupire et cherche à prendre congé. Je la retiens fermement.

– Tu jouais donc avec moi ?

Des éclairs traversent son regard pareil à la couleur de notre mer. Ses fins cils se froncent et le coin de sa lèvre se plisse dans une moue de déception.

– Non, je ne l’ai jamais fait. C’est toi qui ne comprends pas. L’amour, c’est ça. On rencontre des gens, on finit dans un lit, parfois ça continue mais parfois ça s’arrête là. Si tu cherches autre chose, tu ne trouveras jamais. Il n’y a que ça : l’attirance.

Paroles de glace. Ses pics acérés pénètrent le plus profond de mon corps. Me mutile de l’intérieur.

Sur quoi, elle s’en va dans un claquement de ses talons. Elle me tourne le dos, définitivement. Mon poignet a retenu la douceur de ses doigts. Mon corps est devenu flasque, prêt à s’écrouler à tout instant. Je me sens tout à coup si pauvre d’esprit, si démuni. Non, je ne comprends pas. Je ne le peux pas. Sûrement suis-je tout simplement différent. Je ne fais pas partie de ce monde. Sûrement.

Une main s’abat amicalement sur mon épaule. C’est Louis. La cloche sonne au loin mais je ne suis pas décidé à enchaîner une journée de cours.

– Et ben, mon vieux. On peut dire que t’était carrément dans la plaque. Viens, on va te changer les idées. Faut pas te laisser comme ça.

 

 

C21H23NO5

 

– Eh, les gars ! Regardez-moi cette trouvaille.

La voix de Louis est calme bien que son sourire ne cache une certaine joie sauvage. Hugo se lève d’un bond pousse un puissant jappement bestial. L’air est si chaud dans le refuge onze, une maison de granite rose abandonnée, qu’il s’est séparé de sa chemise, montrant son torse bronzé qu’il frappe de ses poings. Une lampe torche éclaire la petite pièce aux murs sombres et sales de suie. Un sifflement aigu recouvert par les ricanements de la bande alourdit l’atmosphère inquiétante : le vent s’engouffre dans le grand âtre pour glisser entre les interstices des briques disjointes. Sur la caisse, au centre, un sachet fermé.

La vue me désarçonne momentanément, mais je ne laisse rien paraître.

– Géant, le félicite Tomas d’une bourrade au dos.

Louis hoquette sous la pression du coup, mais son visage ne perd pas de son éclat. Bombant le torse, il ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine fierté.

– Où l’as-tu trouvé ?

Il hausse les épaules

– Rien de bien compliqué. Il m’arrive de garder la cachette de dealers, durant leurs affaires. On est plutôt bien payé, vous savez. Il m’arrive d’aller à la grande ville, chez mon cousin. Des rues en regorgent, là-bas. Puis, cette fois, j’en ai demandé un peu en guise de payement.

– Qui l’eût cru ! Louis au minois d’ange…

La remarque d’Hugo me fait m’esclaffer à mon tour. En effet, de toute la bande, Louis a gardé son apparence d’enfant sage. Quiconque l’aurait regardé aurait cru voir se dessiner une auréole au-dessus de son crâne.

Pris de folie, un garçon ceinture son front d’un bandeau rouge vermeil. À son expression de brute, il ressemble à un pirate prêt à occire quiconque l’empêcherait d’atteindre son trésor. Son cirque est accueilli par de furieux applaudissements. Tous approuvent le désir de goûter à ce qui se cache à l’intérieur du paquet. Quant à moi, je n’en vois pas l’intérêt.

Louis se décide enfin à ouvrir le fameux trésor. Une poudre blanche se déverse sur les planches de la caisse et un rugissement euphorique remplit la salle. Je ne mets pas longtemps à trouver l’identité du stupéfiant. Mon ventre se tord légèrement au souvenir des cours de chimie et de la molécule C21H23NO5.

– Qu’est-ce ? interroge au même moment le petit nouveau de la bande, d’un ton timide.

– De l’héroïne, répond sans hésitation Louis, les poings sur les hanches.

Exact. Un rictus ironique se peint sur mes traits.

Je regarde le petit rouquin qui hésite. Ses membres sont tendus, son regard cherche à fuir le spectacle. Encore un qui va mal finir s’il recule.

Un déchirement se fait entendre durant une pause silencieuse. Tomas et Hugo s’approchent alors avec leur papier sommairement arraché. Avec délicatesse, ils le saupoudrent de la poussière blanche puis l’aspirent à l’aide d’une paille. Les souffles se retiennent alors, tous observent la scène avec attention. Les secondes s’égrènent tandis que la tension augmente. Puis les deux jeunes hommes se regardent. Dans un élan inattendu, ils se serrent dans une vive embrassade, secoués de fous rires incontrôlables.

Après ça, tous se jettent sur le stupéfiant. Mes mains se crispent sur mes genoux tandis que j’observe leurs jeux ridicules. Un moment, de la poudre s’envole à travers les airs pour s’écraser sur les boucles noires du garçon gringalet. Louis râle aussitôt, parlant de gâchis. Mais lui aussi a le cœur en fête et oublie bientôt la bêtise. Puis les bruits bestiaux quittent mes oreilles, comme si un chiffon venait de les étouffer. Mon regard se trouble et de soudaines pensées se superposent au spectacle qui défile sous mes yeux.

Ses fins sourcils froncés, Lise est là et me fait face. Je ressens dans son expression une certaine rage contenue. Puis elle laisse apparaître une moue moqueuse.

– Qui es-tu, Loïc ? Tu ne le sais même pas. Tu es incapable de t’affirmer. Tu n’es pas un homme et tu ne me mérites pas.

Les gloussements de ses amies agressent mes tympans. Je secoue vigoureusement la tête. Quelqu’un d’autre fait place alors.

L’inquiétude se lit dans les prunelles pourtant pétillantes. Ses traits attristés ne dissimulent en rien ses puissantes émotions. Elle aurait pu être heureuse, comme elle l’a si bien appris. Au lieu de quoi, elle veut partager la souffrance de quelqu’un. La mienne.

– Je sais qui tu es, souffle Kristen d’une voix douce. Si tu le permets, je te le ferai découvrir.

Puis sa silhouette s’éloigne, après un dernier regard dans ma direction. Elle veut que je la suive.

Je ne tiens plus. Ma main empoche fébrilement un briquet et je l’allume pour éclairer mes pas dans l’obscurité. Ma fuite ne semble avoir surpris personne, bien que je remarque l’étincelle d’inquiétude dans le regard de mon ami d’enfance. Je monte les marches grinçantes pour atteindre la mezzanine. Les fenêtres ont toutes été barricadées, mais l’une d’elles filtre les rayons lunaires. Une fine brise pénètre depuis un trou du toit et rafraîchit mon visage. Là, au-dessus de nos têtes, l’astre brille tranquillement, nimbant ses contours de fils argentés.

Au travers des éclats de rires sonores, je perçois le rythme régulier de pas. Je n’ai pas besoin de faire face à mon visiteur pour connaître son identité. Louis vient se poster à mes côtés et contemple lui aussi l’ouverture entre les tuiles défaites. Ses petites boucles brunes caressent ses tempes, au gré du souffle des nuages.

– Ça va, mec ?

– Ouais, t’en fais pas. J’avais besoin de me retrouver un peu seul.

Il me serre amicalement les épaules, mais ne s’en va pas. Il sait que j’ai du poids. Peut-être même attend-t-il que ma langue se délie, que je me délivre. L’idée est charmeuse, elle me tente. Incapable de me retenir davantage, je me tourne vers lui :

– T’est-il déjà arrivé de te sentir… comme… perdu ?

Il s’esclaffe. Non pas d’un rire moqueur mais pareillement à une plainte compatissante. Sa mine se fait nostalgique.

– On est tous comme ça, Loïc. Tous dans un monde, une vie dont on comprend si peut le sens, tous paumés et dans la même galère. Oh oui, je me suis déjà bien senti perdu. Mais c’est pour ça qu’on est là.

D’un mouvement large du bras, il indique le groupe qui s’agite sous nos pieds. Mes mains attrapent la rembarde dévissée, tremblants. Je considère chacune des têtes réunies. Et je m’interroge : ces idiots éprouvent-ils les mêmes sentiments que moi ?

– On a l’air con, pas vrai ? poursuit Louis d’une voix chaude. On fait des bêtises et on recommencera. Parce que y’a que ça pour nous faire vivre. On veut faire l’impossible, on veut se sentir fort quand en vérité nous sommes bien faibles. On sait pas où tout ça va mener, on s’inquiète pas. Le seul instant présent compte pour nous.

Mais nous devons bien avoir tort. La vie ne peut pas être fondée ainsi.

– Hé, Loïc ! jaillit alors une voix, coupant court à notre discussion. Ta meuf avait pas l’air très contente aujourd’hui. Qu’est-ce t’as encore foutu ?

Je papille des yeux un court instant. Je ne fixe pas mon interlocuteur. Une veine dans mon cou palpite au rythme de mon cœur, signe de ma subite colère.

– C’est vrai ça, renchérit Tomas en ricanant. T’as pas réussi à faire le pas ? T’avais pas peur quand même.

– La ferme.

– Qu’est-ce que tu viens de dire ?

Puis c’est le silence complet. Les membres de la bande se tournent vers nous, gestes immobilisés en plein mouvement. Tomas fait craquer sa nuque et fait un pas dans ma direction. Il gonfle ses biceps pour le plaisir des yeux. Je me lève lentement à mon tour pour me planter fermement devant lui. Il ne tique pas à cette répartie.

Après ce qui semble une éternité, il me lance un sourire carnassier.

– T’as deux choix, Loïc. Soit tu viens t’amuser avec nous, soit tu te casses.

Deux longues minutes s’écoulent durant lesquels nous continuons à nous toiser dangereusement. Les autres, eux, font mine de ne rien rater du divertissement, le souffle coupé. Enfin, mon corps tressaille. Je contourne souplement Tomas pour attraper un peu de la drogue à bouts de doigts. Puis je les apporte à mes narines et inspire un large coup. Une vague d’exclamation excitée retentit en réponse. Je continue, cette fois en empoignant fermement une paille.

Qu’est-ce que j’ai à perdre ? J’ai déjà tout perdu.

D’avant en arrière, je me balance doucement. Un étrange sourire me monte aux lèvres sans que je puisse le chasser. Je vois mes camarades dans le même état, nous nous en amusons. Quelqu’un sort des cartes et nous nous retrouvons bientôt en cercle serré à jouer comme des monstres. La brume enveloppe mon esprit, me positionnant dans un état trop euphorique. Mes souvenirs semblent si loin, mon passé m’est arraché. Le présent règne en puissance. Parfois toutefois, un visage se dessine aux traits gras. Kristen, peut-être. Mais elle s’évanouit aussitôt, comme le reste. Si l’envie me mord l’estomac, je ne retouche qu’une seule fois aux stupéfiants. Mon cerveau ne cesse d’émettre des signaux d’alarme, méfiant.

Je respire. J’expire. Quelque part, je suis bien au milieu de tous ces camarades. Ils sont semblables à moi, après tout : des imbéciles. Et puis une autre, bien petite, me demande de partir, de fuir ce ridicule. Je n’obéis pas. Je ne veux pas que ces sensations cessent.

La soirée n’est pas près de se finir. Elle ne fait que commencer.

 

A suivre…

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