Remous – Chapitres 8 & 9

Odeurs salées

 

Les lueurs soudaines brisent l’obscurité. Le claquement émis par l’interrupteur se répercute sombrement sur les murs, empirant mon affreux mal de tête. Je grogne et papillonne des yeux pour les habituer à la vive lumière.

Le visage de la silhouette qui me fait face est indéchiffrable. Bras croisés contre sa poitrine, je sens la tension monter dans le frêle corps. Un vague instant, elle remue les lèvres dans le vide, incapable d’exprimer les sentiments qui la bousculaient. Colère. Soulagement. Inquiétude.

On peut dire que j’ai raté mon coup de discrétion.

– Loïc Boutet, grimace alors ma mère après avoir pris une grande inspiration. J’exige des explications.

Je fais mine de ne rien entendre et laisse tomber mon sac contre la commode qui meuble le hall. Le coup fait tressauter mon cellulaire, laissé là durant mon absence. Je remarque le nombre d’appels manqué et jure intérieurement. Ma réaction n’échappe pas à ma mère et elle s’avance, le visage défiguré par la fureur.

– J’ai appelé tous les postes de police des alentours. Tu comprends ça ? Depuis quand quittes-tu la maison en pleine nuit, sans ton téléphone qui plus est ?

– Et toi tu étais censée travailler à l’hôpital, je réponds un peu trop sèchement à mon goût.

Elle se tait. Peut-être sent-elle que la situation lui échappe. Je tente maladroitement de reculer et frotte machinalement mes tympans pour évacuer la douleur de mon crâne. Soudain, elle m’empoigne le bras sans me quitter les yeux.

– Qu’as-tu fait Loïc ? Tu trembles comme pas possible et tes gestes sont maladroits.

Et avant même que je ne puisse la fuir, elle attrape mon menton. Ses traits se liquéfient instantanément à la vue de ce que je devine être mes pupilles dilatées. Ses doigts tremblent si fort qu’elle me lâche presque.

J’évite à tout prix son regard, honteux.

– Regarde-moi, Loïc ! De la cocaïne ?

Comprenant que la réponse ne lui serait pas donnée, elle effectue un examen plus profond et secoue tristement de la tête.

– Sais-tu seulement combien de patients se sont tordus de souffrance sous mes yeux, à cause du système de sevrage ? L’héroïne n’épargne personne. Tu n’es pas sans le savoir.

Je parviens enfin à me dégager d’un mouvement vif.

– Ce n’était rien qu’une petite portion.

– Et tu en reprendras sitôt le lendemain venu.

– Non.

Elle soupire, peu convaincue. Tout à coup, elle se retourne et passe une main nerveuse dans ses cheveux de jais. Sous le fin tissu de son tee-shirt, sa colonne vertébrale saille. Sa nuque se creuse et ses épaules menacent de retomber, sous le poids d’un lourd fardeau. Je reste debout, lèvre mordillée. Je ne trouve pas le courage de faire un pas et lui donner la consolation dont elle a tant besoin. Enfin, elle se redresse et me fixe. Son regard est vide. Je frémis. Je sais qu’au fond, elle est déchirée. Elle a arrêté de sa battre avec la vie, les circonstances des choses. Elle a laissé les longues griffes effilées la pénétrer jusqu’au cœur.

– Je suis fatiguée, Loïc, chevrote-t-elle. C’est pourquoi je ne suis pas à l’hôpital.

Puis, avec la lenteur d’un spectre, elle grimpa les marches jusqu’à l’étage. Les mots m’avaient laissé pantois. D’un geste presque machinal, je suspends mon sac sur mon épaule.

Je sais ce qu’elle avait voulu dire. Tout dans son amer sourire l’avait parfaitement exprimé.

Ma mère est fatiguée de vivre. Et je le suis tout autant.

 

Un vent puissant arrache mon souffle et mes mèches brunes se plaquent sur mon crâne. Là, sur cette corniche, face à la mer, je suis à l’affût des rafales. Comme dans un combat, celles-ci avaient décidé d’user de leurs forces pour me faire chuter de mon perchoir. Mais les jambes solidement ancrées au roc, je tiens bon.

Le sifflement assourdissant caresse les pierres, les affûtant. Des odeurs salées encombrent mes narines et m’enivrent. Mes pensées se troublent, à mon grand soulagement. J’aimerais rester là, à jamais, spectateur des états du géant bleu. Dans cet écran sauvage, loin du monde. Juste moi, et cette beauté qui s’épanouit sans se lasser.

J’écarte les bras comme pour l’accueillir. Quelque part, c’est comme si je me sentais libre. Et si la liberté ne se trouve pas sur ce monde ? S’il en existait une, bien plus grande, bien plus incroyable ?

Et si je me laisse chuter au bas de cette falaise ? Peut-être la mer me recouvrira de ses bras, comme l’embrasse d’une amante. À cette pensée, mon corps se balance d’avant en arrière. Je ne ferme pas les yeux, fixés sur les rochers en contre-bas. L’envie de répondre à l’appel irrésistible me saisit.

Soudain, une pierre valdingue de la paroi rocheuse pour atterrir devant mes pieds. Je lève les yeux, là où la sombre falaise se découpe avec le bleu fluide du ciel. Une forme se dévoile aux rayons du soleil, poursuivant sa lente descente. Interdit, j’observe mon visiteur approcher. Enfin, Kristen bondit sur la plateforme et reprend son souffle haché. À nouveau, des lunettes dissimulent son regard si spécial.

Elle ne semble nullement perturbée par son intrusion.

– Je savais que je te trouverais là.

– Vraiment ? répliqué-je dans un croassement rauque.

– Oui, bien que j’aurais préféré voir le grand scientifique en cours.

Un rire sans joie me vient tandis qu’elle s’installe à mes côtés. J’hésite à la renvoyer, mais je n’en ai pas le courage. À quoi bon, de toute façon ?

– Tu es la première à avoir quitté le lycée, je te signale.

Kristen glousse à son tour toutefois avec un amusement non feint. Elle me considère longuement.

– Et tu gagnes un point.

– Pourquoi avoir arrêté ?

– Sûrement pour la même raison que toi : n’y ayant pas de véritables buts.

Puis elle sourit, regardant le large en mouvement au loin.

– Ne trouves-tu pas cela étrange ? Nous étions les meilleurs. Mais aussi les premiers à décrocher.

Je hausse les épaules, signifiant que cette remarque m’était égale. Je réprime une grimace. Sa présence m’importune. Et pourtant, une partie de moi la veut à mes côtés bien présente. Je secoue imperceptiblement de la tête pour calmer le duel qui fait rage en moi.

C’est alors que Kristen devine mon trouble. Elle se penche légèrement en avant pour étudier les pierres contre lesquels s’écrasaient les vagues. Un frisson lui parcourt l’échine et elle recule subitement contre la paroi lisse. Je souris à son intrigant malaise.

– Le vertige ?

– Un peu de ça, acquiesce-t-elle tandis que ses traits reprennent peu à peu leur habituelle sérénité. Je n’aime pas me souvenir du passé.

Elle retire tranquillement ses lunettes, comme si ses paroles n’étaient pas chargées de sens. Elle souffla sur ses verres pour les astiquer avant de les coincer à nouveau sur son nez fin.

– Que veux-tu dire ? je l’empresse de poursuivre.

– Je venais souvent ici, avant. Je pensais que le vent était mon ami, qu’il voulait m’aider à faire le pas. Me pousser à la chute. Mais j’ai compris une importante chose avant que je ne puisse le faire.

Elle prend un air espiègle, comme savourant mon incompréhension. Mais il n’y a rien de moqueur dans son expression. Simplement cette bonne humeur qui la caractérise tant. Tout à coup, un élan subit me prend. Je veux comprendre. Kristen cache bien des secrets qui, je ne sais pourquoi, sont là pour moi. J’attrape vivement sa main, sans violence, bien que je la prenne au dépourvu. Un simple regard suffit pour qu’elle prenne connaissance de ma requête. D’un air presque désolé, elle retire doucement ses doigts des miens.

– Je ne peux te l’expliquer, Loïc. C’est quelque chose que tu dois vivre par toi-même. Sache seulement qu’on ne peut pas jouer avec la vie. La vie est un cadeau donné par un amour incommensurable.

Je tressaille tandis que les derniers mots semblent se répercuter en échos sur les roches. Un fou rire menace de me trahir, mais je reste neutre. Je ne veux la blesser en aucun cas.

Et pourtant… Il y a comme une vérité au fond de ses paroles. Une vérité que je cherche trop à fuir.

Kristen demeure longuement silencieuse. Jouant avec un bâton de sa main droite, elle contemple le paysage avec émotion. Puis, elle se lève et chasse la poussière de ses vêtements. Ses mèches corbeau flottent dans l’air léger, découvrant sa nuque pâle. À cette pensée, je ne peux m’empêcher de trouver une certaine attirance chez la jeune fille.

Si elle a saisi le fond de ma pensée, elle ne laisse rien paraître. Au lieu de quoi, elle jette un dernier regard en direction des pieds des rochers. À cette distance, on peut apercevoir quelques bulles qui dansent sur la surface de la mer. Les dents blanches des eaux brutes viennent ronger la pierre. L’écume danse d’avant en arrière. Remous.

– Tu vas tomber, annonce alors Kristen d’une voix si grave qu’elle me fait sursauter. Tu vas tomber tellement bas que tu penseras te perdre toi-même. Mais on va te rattraper, tu verras.

Et elle m’abandonne à nouveau à mon intimité, sans ajouter le moindre mot. Je contemple le bas, cette fois avec dégoût, et étire mes jambes ankylosées. La chute ne sera pas pour cette fois.

 

 

 

Message inattendu

 

Stylos. Post-it. Carnet. Cerveau.

Ah, et une dernière chose. J’attrape une cuillère pleine pour l’enfourrer dans ma bouche. Goût pistache. Mes papilles frémissent tandis que la glace fond sur ma langue. Je repose la coupe pour fixer mon attention sur mon mur.

Au retour du lycée, je n’ai pas oublié de me rendre auprès de chez Kristen. Après plusieurs clichés de sa demeure, je suis allé les développer. A présent, la façade ornait un point de papier peint : quatre fenêtres à l’étage, deux au rez-de-chaussée. Un perron menait à une porte verte écaillée. Il y a pourtant quelque chose d’étrange : des volets fermés en pleine journée. A mon souvenir, la lumière n’avait plus pénétré la pièce depuis bien des semaines. Pour quelle raison ?

Mon stylo roule entre mes doigts, sous la concentration. Posé sur mon lit, je ne quitte pas le plan imagé des yeux lorsqu’un son m’interpelle : l’écran de mon ordinateur s’allume, laissant entrevoir une notification. Je tapote quelques touches pour voir l’e-mail reçu.

Stupeur. Le nom de l’expéditeur est pour le moins inattendu.

 

Salut cousin,

Je pensais que t’appeler par téléphone serait une meilleure idée mais comme tu ne trouve jamais le temps d’y répondre, je tente par l’e-mail trouvé sur ton facebook (c’est ce que m’a conseillé de faire ta mère). Je ne suis pas fan de ce réseau mais si c’est le seul moyen pour te parler, tu peux très bien m’accepter en ami.

Je sais qu’on n’est jamais parti sur des bonnes bases mais le temps a passé et j’aimerais que l’on puisse avoir la chance de se redécouvrir. J’espère que ce sera aussi ton souhait…

Si jamais tu acceptes une rencontre, j’ai l’idée de t’emmener voir un musée d’aérodrome. Je me souviens combien tu y étais attaché. Est-ce toujours d’actualité ?

En attente de tes nouvelles,

Julien

 

Une grimace acide étire mes lèvres. Est-ce une mauvaise plaisanterie ? Les souvenirs se succèdent dans mon esprit, m’envahissent jusqu’à étouffer toute source de compassion. La jalousie de Julien qui subtile mon magnifique avion en carton, tout juste séché au soleil. Je le cherche à travers l’appartement, ma mère sur mes talons. Evidemment, pas de trace non plus de ce monstre de cousin. Puis, l’arrivée au bas de l’immeuble. Là, au milieu des buissons épineux, les restes du merveilleux jouet, après son crash depuis le neuvième étage. Des larmes salées inondent mes joues tandis que la tête du coupable disparait lentement de la fenêtre.

Lui, n’a jamais aimé les avions comme je l’ai aimé.

Une autre vision me vient. La poigne ferme mais tendre de mon père. Son frère qui nous attend, au bout de l’aérodrome en travers de la vitre ouverte d’un petit avion. Ces grands signes excités nous appellent à se presser. Un rire me monte à la gorge tandis que le moteur se met en marche et que les pales s’affolent. Le voyage dans les airs est splendide, mon père également sourit de toutes ses dents. C’est un parcourt hors du temps, un chemin vers l’infini. Vers l’impossible. Au bout d’une heure bien trop courte à son goût, l’amusement doit s’arrêter. Les roues retrouvent le toucher dur de la terre ferme. Les vents ont cessé de secouer la grosse boîte. Il est temps de s’extirper de son siège, et c’est avec beaucoup de déception que je le fais. Et pourtant, la main à nouveau dans celle de mon géniteur, j’ai pris une ferme décision :

– Papa, un jour je veux être pilote moi aussi ! Je vais accomplir des exploits, je vais gagner ma liberté !

Fier, je l’étais bien à ce jour. Les étoiles n’avaient jamais paru aussi proches qu’à ce moment-là. J’allais les atteindre, coûte que coûte. Mon père acquiesce silencieusement. Mais je vois bien que derrière son sourire, il y a là un grand doute. Il ne croit pas en un fils pilote. Ou peut-être, ne le veut-il simplement pas.

Autre bouchée de pistache pour refroidir ma colère.

Et pourtant… Mon cousin n’a rien oublié de tout cela. Me porterait-il plus d’intérêt que je ne semble vouloir le croire ?

Non, ceci n’est rien d’autre pour lui qu’un moyen de retourner le couteau dans la plaie. Il souhaite me voir, me rire à nouveau au nez et faire de moi son amusement. Ça ne sera plus jamais le cas. Personne ne peut me prendre réellement au sérieux.

Un claquement sonore envahit la pièce silencieuse. Une petite diode s’allume sur l’ordinateur dont j’avais rabattu l’écran. Veille. Comme l’est ma vie. Tant mieux, ainsi je ne serai plus importuné.

Je me masse les épaules et récupère toute mon attention pour la centrer sur mon enquête.

Kristen d’autrefois : une jeune fille brillante et souriante. Plus tard, seuls résident les traces d’un fantôme. Jusqu’à ce qu’elle semble à nouveau renaître comme un phénix de ses cendres. Un événement s’était produit. L’adolescente avait perdu quelque chose. Et cette chose, avant de disparaître, lui avait subtilisé la vie.

Et peut-être même y a-t-il un lien avec la fermeture des volets. Une pièce que l’on voulait conserver du regard. Symbole d’un passé douloureux ?

Tout à coup, des lettres de flammes apparaissent devant mes yeux. Je rabats aussitôt mes paupières mais elles sont toujours là, gravées à l’intérieur de moi-même. Je ne mets pas longtemps à deviner le mot qui s’inscrit avec lenteur. Chaque boucle formée est un supplice. C’est une vérité dont je veux à tout prix me préserver. A.M.O.U.R.

Une bouche s’approche de mon oreille. Ce n’est pas de celles qui me susurrent de mauvais choix. Ce n’est pas de celles qui rient sous capes à chacune de mes bêtises. Ce n’est rien qu’un léger souffle, chaud et agréable. Kristen est comme a mes côtés, sur les plis défaits de mon lit, sans y être pour autant. Sa voix ne se fait pas pressante. Ces paroles sont simples, pleines d’un respect non contenu. De compassion. La vie est un cadeau donné par un amour incommensurable.

Je hurle presque. Mes doigts agrippent mes mèches et les tirent en tous sens. J’aimerais me griffer le visage pour ne plus voir. J’aimerais m’arracher les tympans pour ne plus entendre. Je suis tellement faible face à ces mots. Je ne suis plus rien, comme si le vide même qui subsiste en moi m’a happé tout entier. Je cogne le parquet dans un bruit mat et niche ma tête contre mes genoux.

Kristen sait. Elle sait de quel amour j’ai tant besoin. Elle connaît, ce qui est le fruit de mes longues interrogations. Et pourtant, tout mon corps s’y rebelle.

Balancement du bras. Fracas. Il ne reste de la coupe en verre que des myriades de bouts éparpillés. La glace fond, s’écoule tranquillement pour ne laisser plus qu’une flaque verdâtre sur le sol. Le choc vient d’annoncer la fin de mon calvaire. Je renifle dans ma manche, plus de fureur que de douleur, et entreprends de réparer l’erreur.

– La vie ! fulminé-je, qu’est-ce sinon un cadeau ? Comment peut-on donner la souffrance a qui que ce soit ? L’amour, le bonheur, la paix, tout cela n’est que conte ! Nous ne sommes que de pauvres bêtes, tellement insouciantes. Nous ne comprenons rien, nous ne le pouvons. Nous ne savons que si peu…

Ma respiration se fait courte. La rage a tout emporté, ne laissant plus que des ruines peuplées de fantômes. Je reprends peu à peu mes esprits et descends les marches, une boîte, tombeau de la coupe, sous le bras. La poubelle avale les morceaux avant que je ne m’écroule sur le canapé, décidé d’y rester jusqu’au retour de ma mère. J’accueille Morphée avec gratitude et ne me réveille que lorsque le soleil est bien haut dans le ciel. Samedi. Je peux enfin souffler.

Ma mère n’a dû pas croire bon de me tirer de là. Je ne doute pas de sa présence, au-dessus de ma tête, dans sa chambre. Silence. Elle doit s’être laissée aller au sommeil, elle-aussi.

Un coussin coincé sous ma tête, ce n’est qu’après quelques minutes seulement que je remarque une petite carte tenue sur la table basse. Une image y représente un paysage champêtre reposant et calme. Je m’inspire longuement de cette beauté ; mon cœur s’apaise enfin. Puis, délicatement, je tourne pour examiner le verso. Un message y a été soigneusement apposé.

Les larmes embuent subitement mes yeux et je m’empresse de relire les deux lignes plusieurs fois.

Je t’ai préparé quelques gaufres pour ce matin, j’espère que tu aimeras.

Ta maman qui t’aime.

Au même moment, une vibration secoue ma poche. Je sors aussitôt mon téléphone pour consulter le dernier message. Louis.

Eh, mec ! Tu ne devineras jamais. Faut absolument que tu viennes me rejoindre avec la bande !

Son enthousiasme naturel me fait presque sourire. Je me lève d’un bond et m’étire, prêt à affronter une nouvelle journée malgré les pensées traîtresses. Un autre sms rejoint bientôt le précédent, me demandant de me dépêcher. Je secoue la tête et repose mon appareil sur la table basse.

Pas avant d’avoir goûté un peu à ces fameuses gaufres.

 

A suivre…

 

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