Ados, Prose, Roman

Remous – Chapitres 18 & 19

Culpabilité

 

Odeur de désinfectant.

Bip continu.

Toucher doux et frais.

Mes yeux demeurent fermés mais tous mes sens sont à présent en éveil. Quelques fois, des tissus frôlent mes mains avant qu’une autre me caresse délicatement. Des murmures imperceptibles captent mon attention dans un espace proche. Je n’ai pas la mesure du temps. Mais je sais que ce réveil est long. Pénible. Mes nerfs retrouvent leur fonction en envoient à mon cerveau des signaux douloureux. Je gesticule. J’entends une présence s’installer à mon chevet.

Quelques minutes s’égrènent. Peut-être même des heures. La présence ne m’a pas quitté. Quelques fois, elle s’est levée pour déposer sur mon front un léger baiser. D’autres fois, je l’ai sentie palper les aiguilles enfoncées dans mon bras. Tout doit être correct car ma fréquence cardiaque ne s’élève pas.

Mais je me trompe. Il n’y a pas qu’une seule personne, en ces lieux. A quelques centimètres de ma main inerte, je sens le renfoncement du matelas. Un souffle chaud m’effleure par moments. Une caresse. Une tendresse. Un chant d’amour.

Quand je soulève enfin les paupières, il n’y a que ma mère, callée au fond d’un siège à ma droite.

– Bon retour parmi nous.

Son sourire est tiède. L’inquiétude transparaît sur ses traits tirés par la fatigue. Sa tenue d’infirmière est froissée. Tout autour de nous est blanc, rappelle une lumière trop vive pour mes pupilles peu habituées. Je lève les doigts pour qu’elle les serre et laisse pas tête retomber sur l’oreiller. Je n’y crois pas. Je suis à l’hôpital, ce lieu qui m’a causé autrefois tant de torts. La perte de proches. Le sinistre bâtiment qui, chaque nuit, me subtilisait ma mère. Mon premier braquage. Et voilà que ce lieu m’a peut-être sauvé.

Je ne peux me prononcer que difficilement, ma mère l’a bien deviné. Elle se lève, effleure une dernière fois mon visage et me souhaite du bon repos. Son travail doit reprendre. Mais je la veux près de moi, je veux qu’elle reste à mes côtés. Je ne veux pas être seul.

Le silence qui suit me vrille les tympans, plus douloureux encore que mes blessures. Mon corps est de plomb et je cherche à tout prix la présence invisible à ma gauche. Elle n’y est plus. Quel sot je fais, croire à des jeux de mon esprit. Le sommeil me vient que bien plus tard, après de longues heures de supplice.

A mon réveil, je ne suis plus seul.

Ses longs cheveux corbeaux encadrent son visage pâle. Ses fins doigts retroussent une paire de lunettes de soleil sur son nez. Ah, ces lunettes m’avaient manqué.

– Bonjour, murmure-t-elle sans trop savoir que dire.

– Hello.

– Tu… Tu vas bien ?

– Ouais, rien de grave. Une côte fêlée, une jambe dans le plâtre, des bleus sur tout le corps, c’est tout.

Elle tressaille et recule presque. Je la retiens d’un mouvement vif qui nous surprend tous deux. Tout, dans son apparence, me rappelle la détresse. Des spasmes légers la secouent, je n’ai qu’à prendre sa main pour les sentir. L’hésitation semble lui plombe le cœur, déchirée entre l’envie de fuir mais aussi de me voir. Je lui offre un large sourire. Pas terrible. Je crois que j’ai perdu une dent.

– Hé, je plaisante.

Je n’ajoute pas ce qui effleure le fond de ma pensée : en vérité, je ne connais pas encore l’état de ma santé. Mais bon, je respire, je parle, je vois… tout est ok, non ?

– Même dans les pires cas, t’aime bien rester con, hein ?

Je pouffe, bien que ma poitrine comprimée ne m’y aide pas. Le propos semble détendre Kristen qui s’assoit sur le bord du matelas. A la même place que la présence précédente.

– Il ne fait pas bien beau ici, je la taquine en englobant la pièce du regard.

A ces mots, elle porte une main à ses lunettes mais ne les retire pas. Mes sourcils se froncent en guise de question silencieuse. Elle baisse tristement la tête.

Qu’est-ce que tu caches en-dessous ?

Soudain, je le vois. Même les épais verres sont incapables de les dissimuler. Des larmes contenues mouillent la paroi opaque. Kristen respire difficilement. Mon cœur plonge.

– Kristen…

Mes mots, subtilisés par la peine.

– Ne dis rien.

– Tu as tort… Ce n’était pas ta faute.

Elle tique. C’est donc bien cela.

– Bien sûr que si. Je n’aurais pas dû agir en stupide, m’enfuir car trop faible. Rien ne serait arrivé alors.

– Tu oublies le con que je suis. La bande, c’est pas tes affaires mais les miennes. Je connaissais les conséquences de mes actes. Thomas est une brute, certes. Mais c’est moi qui a cherché à me fourrer dans ses pattes quand il ne valait mieux pas.

Sa poitrine s’est accélérée. Elle veut répondre, ses lèvres s’agitent dans le vide durant de longues minutes. Mais encore une fois, elle est dépourvue de ses forces. Je maudissais intérieurement mon incapacité à me redresser et la prendre dans mes bras.

– Regarde-toi, souffle-t-elle enfin. Tu aurais pu perdre la vie…

– Mais je suis là, j’ai survécu comme toi, quelques mois plus tôt. Peut-être que ton Dieu veut que je vive aussi, finalement.

Mon large sourire semble enfin la convaincre. Je ne parviens à croire mes propres paroles tellement elles paraissent incongrues de ma bouche, mais je laisse aussitôt cette pensée de côté pour enchaîner sur quelques autres plaisanteries. Nous parlons de tout et de rien, de frayeurs qui à présent ne sont plus. Elle a même relevé ses verres pour sécher ses quelques larmes, cette fois de rire. Quand elle me quitte au conseil des infirmières, une bonne heure plus tard, je suis presque en paix. Pour un rescapé de fureurs de Thomas, je ne me débrouille pas si mal à vrai dire.

Ma mère passe déposer un repas que j’avale goulument avant de reposer ma tête sur l’oreiller. La journée termine tranquillement son cours tandis que je somnole, seul dans la chambre atrocement vide. Des réflexions m’accompagnent jusqu’aux bras de Morphée et c’est sur cette dernière pensée que je me laisse sombrer : contrairement à ce que je l’avais toujours cru, Kristen venait de se montrer plus humaine que jamais. Elle aussi a le droit à ses moments de faiblesse. Ce n’est pas un mal.

Et je comprends ma grosse erreur.

A mon réveil, une ombre couvre les rayons du soleil à travers la fenêtre. Avec un soudain élan d’amitié, je serre la main que Louis me tend. Les bonnes vieilles prises de mains, comme autrefois.

– Salut, mec. J’avoue que t’es plutôt sacrément amoché pour un gars dur…

Il passe une main sur sa nuque, en signe de profonde gêne. Je le détends d’un rire chaud.

– Un gars dur ? Tu parles !

– Eh, c’est pas rien de se mesurer à Thomas ! Fais gaffes, hein. Tu m’appelles la prochaine fois que tu vises plutôt ?

Je serais incapable de dire comment mais nous avons fini par parler de souvenirs refoulés depuis tant d’années. Nous avons ris, pleuré même, en l’honneur de ce qui avait été une formidable aventure et amitié. Par ses gestes et haussements d’épaules, je vois bien que Louis essaye de me transmettre un message : il veut que l’on recommence, qu’on soit à nouveau ces gamins qui partaient à la découverte de mille et une choses. Il est comme moi, juste un gars paumé, banal. Un adolescent qui cherche son identité et préfère se perdre dans les insouciances de l’enfance. Je bats des paupières pour chasser mes larmes et mon envie de tout laisser couler, mes émotions, mon trop-plein. Je me rends compte que j’ai un immense besoin de partager. Mais pas à Louis, pas maintenant. On a encore beaucoup à reconstruire avant.

– Tu sais, déclare-t-il finalement pour couper court à manque d’attention, je vais quitter la bande moi aussi. J’ai été le premier des fous à me laisser avoir par lui. Je… Je l’admirais tellement… Le collégien que j’étais n’a pas compris que, quoique je devienne plus tard, je ne ressemblerai jamais à lui.

– T’es fou ?! Thomas, aussi, aura ta peau !

– Pas là où il croupit en ce moment : figures-toi qu’on l’a retrouvé et retourné au poste de police. Il est pas prêt d’y sortir.

L’annonce me laisse pantois. Ainsi, les problèmes avec la bande sont finis. Plus de drogue, plus de cigarette, plus de soirée à merder. Une douleur de regret se pointe à mon estomac, mais ce n’est rien comparé à l’immense fardeau qui se soulève d’un coup de mes épaules. L’envie de toxines demeurera plusieurs mois encore, mais qu’importe. Je peux reprendre une nouvelle vie.

Banale.

Toujours les mêmes fantômes. Toujours ce même vide.

Rien ne peut y faire. Là est mon éternelle prison, à l’intérieur de moi-même.

 

 

 

Sortir

 

– Ta torture ici est bientôt terminée. Demain, tu rentres à la maison.

Le sourire de ma mère, ce soir-là, ne m’a jamais paru aussi beau. Elle est magnifique, dans sa tenue d’un blanc pourtant maladif. Mes doigts pressent délicatement les siens et nous restons un moment silencieux, sans se quitter des yeux. Je parviens presque à en oublier ma longue convalescence de la dernière semaine, ponctuée de visites de mes deux amis. Le mot « maison » vibre en moi, apporte quelque chose d’apaisant, une sécurité que je cherche. Pourvu que les prochaines heures passent vite.

La nuit est étrangement douce. C’est à peine si je sens la torpeur m’emporter, niché que je suis dans les bras de Morphée. Je n’entends plus les cris incessants des malades, aux chambres seulement séparées d’un couloir, ni le couinement des chariots poussés par les infirmières. Au matin, ces dernières m’inspectent une dernière fois, semblent être satisfaites du résultat.

C’est l’heure.

Mon portable m’est remis, je quitte la chambre aux côtés de ma mère. Adieu, blanc immaculé et aveuglant. Au revoir, odeur de propre et de désinfectant. Les couleurs et parfums de la vie m’accueillent à nouveau.

Un dernier signe aux médecins puis aux secrétaires. Les portes coulissantes s’ouvrent sur mon passage et les visiteurs se tassent contre les murs. Je suis comme un roi que la foule acclame.

– Ton père a appelé, annonce alors mère, une fois montés en voiture. Plusieurs fois. Ce qui s’est passé l’a vraiment remué, c’est à peine s’il ne passait pas une bonne heure le soir à demander de tes nouvelles. Peut-être serait-il plus rassuré si tu l’appelais toi-même ?

Je hoche distraitement de la tête et repense à tout ce qui m’attends, au village. Kristen. Louis. La mer. Les vacances. Aucune crainte d’un retour de Thomas : ce dernier a été envoyé au loin, à Paris. J’espère qu’il parviendra à y trouver un bonheur qui le découragera à jouer les brutes.

Derrière la vitre, la côte est splendide. C’est à peine si je sens la bonne heure de voyage. Tout m’est à nouveau familier. Je me laisse bercer par le doux ronronnement du moteur.

Mais l’arrêt n’est pas celui auquel je pense. Devant nous, une bande d’un brun doux s’étend. C’est le lit où les vagues viennent se poser un maigre instant avant de basculer à nouveau en arrière. Le granite rose n’est que peu présent : la grande côte est à cinq kilomètres de là. Une simplicité pourtant élégante.

– Maman ?

Mains toujours sur le volant, ma mère est ailleurs. Elle a rejoint un autre univers, ses iris dirigés vers le roulis de la mer. Je reste calmement enfoncé dans mon siège, peut sûr de la réaction à prendre.

– C’était là, annonce-t-elle enfin.

Là. Là, où toutes choses ont commencé. Un sourire traîne sur mon visage. Je me rappelle mes récents rendez-vous avec Kristen, sur cette plage. Toutefois, je sais que ce n’est pas ce que veux signifier ma mère.

Les larmes font briller ses yeux de façon à lui donner une beauté nouvelle. Je lui découvre tout à coup quelques rides, au coin des yeux, sur le pli des lèvres. Maman n’est plus vraiment maman. Du moins, elle ne sera plus jamais celle qui pourra prendre son petit garçon dans ses bras et le consoler d’un mauvais rêve. Elle était belle, comme pourrait l’être toute mère aux yeux d’un enfant. Mais l’émotion que, jusqu’à présent, je n’étais parvenu à discerner chez elle, la transformaient.

Mes bras envient de la prendre dans une profonde étreinte.

Elle tourne alors son visage vers moi et étouffe un semblant de grimace. Elle veut parler, libérer sa poitrine prise au piège. Ses yeux dans les miens, je peux y lire comme dans un miroir. Sa détresse m’est transmise comme un boulet de canon. Je serre la mâchoire pour empêcher une plainte.

– On s’est rencontré là, ton père et moi.

C’est sorti. Un souvenir, plus cher que celui contenu sur une simple photographie. C’est un souvenir gravé dans un cœur au fer rouge. C’est un trésor que ma mère me partage. Un petit gloussement surgit de la gorge de ma mère, contaminateur. On respire mieux.

– C’était les vacances, on était encore bien jeunes… Oh, comme tu aurais dû nous voir ! Des bêtises, qu’est-ce qu’on en a fait… On était fiers. On se pensait forts. Un peu comme tes anciens amis, tu vois. Ça a été le grand amour. On est parti en fac ensemble, à Paris. On se promettait de ne jamais se quitter. D’ailleurs, on ne s’était jamais absenté plus de trois jours… Lui, était beau comme Appolon. Mon Appolon. Et moi, j’étais sa liberté, qu’il disait.

Elle regrette mon père.

Et bon sang, ce que tu me manques papa.

Je lève les yeux vers la grande tapisserie de nuages qu’est le ciel. Où es-tu, à vrai dire ? Est-ce que tu m’as vraiment quitté, des années auparavant ? Qui es-tu vraiment ?

Un soupir recentre mon attention. Le moteur vibre à nouveau, pousse la voiture vers l’avant. D’un geste plus que jamais décidé, ma mère enclenche la première.

– Allez, on rentre.

Son sourire est serein. Le même qu’elle m’adressait, avant le grand départ de papa qui était venu bouleverser notre vie à tous deux.

Le village est balayé par un vent frais et revigorant. L’odeur salée de la mer proche fait picoter le fond de la gorge, de cette façon qui m’a toujours fait vibrer, de l’intérieur. Les dalles sont encore humides, traces de la dernière averse. Des rayons furtifs apparaissent pourtant, caressant le granite d’une lumière chaude. Les clefs sont tournées dans la serrure et ma valise est déposée dans le hall. De retour. Comme après un long voyage. Oui, c’est bien l’impression qui me saisit alors, après tous ces soudains changements. Il s’est passé quelque chose que je ne saurais clairement expliquer.

Dans ma chambre règne cependant le même silence. La fenêtre est entrouverte, laissant passer une fine brise qui secoue les éléments de mon arbre des mystères. Maintenant que tout est clair, il demeure tout à fait inutile. Mon cœur se pince à l’idée de l’enlever, aussi m’en abstiens-je.

Affalé sur mon lit, des paroles de Kristen voguent dans l’océan étrangement calme de mon esprit. Sa voix est douce, elle se mêle au murmure des remous de l’eau. Même ces remous, suivent un geste lent, presque las. Peut-être suis-je fatigué de reculer.

Dieu. Qui es-tu vraiment pour que Kristen te choisisse sans défaut ?

C’est alors que je me souviens d’une vieille Bible offerte plusieurs années auparavant par mon père. Je ne l’ai jamais lu dans son intégrité. Jusqu’à ne plus du tout la toucher, après le départ soudain de mon père.

Mais elle doit être là, nichée dans mes affaires.

Cette pensée me motive et je bondis sur mes pieds. Je balance un tas de chaussettes sales dans un coin pour examiner la zone. Rien qu’une dizaine de comics, une balle de tennis et des baskets de sport. Je fais pivoter la chaise de mon bureau pour y avoir accès et tire un à un les tiroirs. Des liasses de feuilles et cahiers s’envolent pour s’échouer sur les draps. Toujours rien. Et pourtant, quelque chose capte mon attention, au fond de l’un deux. Bien dissimulé par l’ombre, du papier de soie enveloppe un objet. Je m’en empare et arrache aussitôt l’emballage. Elle est là, bien présente entre mes mains.

Pensivement, je caresse la couverture souple et les lettres d’or inscrites. Le livre semble comme neuf, n’ayant pas été le fruit de nombreuses lectures. Je l’ouvre avec émotion, mes doigts tremblent. Des mots se pressent sous mes yeux, me secouent, m’atteignent de l’intérieur. Il y a temps d’histoires, toutes plus incroyables que les autres. Il y a des messages d’espoir, de courage. D’amour.

Soudain, un marque page glisse d’une des pages. Dessus, des lettres et des chiffres ont été hâtivement écrits. 1 Jean 4 verset 8. Après quelques secondes d’hésitation, je fais courir mes doigts jusqu’à la référence indiquée.

Une larme perce la barrière de mes paupières. Elle glisse dans le creux de ma joue avant de s’estomper sur le sol.

Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.

Les mots que Kristen avait désespérément soufflés à mon oreille. Je ne sais pas ce qu’est l’Amour. Parce que je ne sais pas qui est Dieu.

Je me relève, presque machinalement. Qui a écrit ces références ? Je ne reconnais pas la souple écriture. Poussant la porte du pieds, je dévale les escaliers à toutes vitesses. Mon cœur tambourine à cent à l’heure. Je me sens suffoquer, les poumons envahis comme par des montagnes d’eau. Il faut que je trouve une réponse ou j’en deviendrai fou.

– Maman ?

– Je suis dans la cuisine !

Au même moment, une sonnerie se fait entendre, suivie de rebonds sonores contre la porte d’entrée. Je me fige, mon regard se dirige d’un coup sur le hall, d’un coup sur la porte de la cuisine.

– Peux-tu ouvrir, chéri ? J’ai la main à la pâte, ce soir c’est pizza !

Je soupçonne un large sourire dans sa voix. Si ma mère est prête à faire des pizzas, repas qu’elle désapprouve en tant qu’infirmière, c’est qu’elle trame quelque chose. Est-ce pour me faire plaisir, après toutes ces longues journées de convalescence ?

– Qu’est-ce qu’on fête ? je demande tout en glissant ma main sur la poignée de la porte.

Sur le seuil, un gars aussi haut que moi et les mains fourrées dans ses poches. Le vent plaque ses mèches blondes sur ses tempes et le ciel gris clair illumine sont regard qui rappelle la couleur de la mer, en été. Un franc sourire relève ses traits.

Il me tend la main.

– Salut, cousin. Puis-je entrer ?

A suivre…

 

 

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