Défis d'écriture, concours, jeux, Enoncés

Défi d’écriture #13 (jusqu’au 15 février) : une fenêtre de justice sur le monde

Ce défi est un petit peu particulier, car il va s’étendre sur près de deux mois et demi. De plus, chaque participant recevra une récompense ! Lisez bien jusqu’au bout…

Nous fêtons à Noël la naissance du seul juste ayant vécu sur Terre : Jésus-Christ. Il est l’accomplissement des promesses de Dieu et vient pour nous déclarer justes à notre tour, si nous plaçons notre confiance en lui :

 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où j’accomplirai la bonne parole que j’ai dite sur la maison d’Israël et sur la maison de Juda. En ces jours et en ce temps-là, je ferai éclore à David un germe de justice ; il pratiquera la justice et l’équité dans le pays. En ces jours-là, Juda sera sauvé, Jérusalem aura la sécurité dans sa demeure ; et voici comment on l’appellera : L’Éternel notre justice.
Jérémie 33:14-16

En cette période de l’Avent, il est bon de méditer un peu cette vérité. Les notions de justice et d’injustice font appel à l’Histoire, notamment celle qui porte sa grande hache et ses guerres sanglantes. Cela fait aussi écho à l’actualité toujours aussi criante d’injustices autour de nous : culte de l’argent, morgue des puissants, racisme, agressions sexuelles, femmes battues, corruption, inégalités sociales… Ces choses nous heurtent. Elles nous préoccupent. Nous ne sommes pas comme des pandas avec des jumeaux, où il serait normal d’en abandonner un pour s’occuper de l’autre. Notre cœur réclame justice.

Oui, mais pourquoi ? A cette question, la Bible offre une réponse tout à fait bienfaisante, résumée dans cette belle vidéo de The Bible Project (France) :

Pour en venir à la littérature, j’ai été profondément marqué (suite à un conseil de Pep’s café) par le roman qui porte le nom de son héros, Michael Kohlhaas (1810), inspiré d’une histoire vraie et écrit par l’allemand Heinrich von Kleist.

L’histoire se déroule au milieu du XVIe siècle, pendant la Réforme. Elle raconte l’histoire du marchand de chevaux Michael Kohlhaas, qui s’insurge contre une injustice qui lui a été faite : la dégradation des chevaux qu’il avait mis en gage. Kohlhaas vend tous ses biens, met ses enfants en lieu sûr, lève une armée et entreprend de se faire justice lui-même, selon sa devise Fiat justitia, et pereat mundus (Que la justice s’accomplisse, le monde dût-il s’effondrer.).

Soutenu par le peuple, il met le pays à feu et à sang et déstabilise le pays tout entier. Luther lui-même intervient pour appeler Kohlhaas, qui a une grande admiration pour lui, à stopper cette spirale de violence. Après bien des aventures, le marchand révolté va se rendre aux arguments de Luther et déposer les armes à condition que justice lui soit enfin rendue.

Kohlhaas défend une justice privée, Luther lui oppose une justice instituée, une justice d’État qui serait la seule capable d’assurer l’ordre. A la fin du livre, Kohlhaas est condamné à mort, mais se voit enfin restituer des chevaux en bonne santé. Ainsi, si le marchand obtient réparation, il est également puni pour les crimes qu’il a commis dans le but de faire triompher la justice. Est-ce une victoire ou une défaite ? Chacun se fera son propre avis. Une chose est sûre : nous nous reconnaissons forcément dans le sentiment de Kohlhaas. Nous avons tous, un jour ou l’autre, eu un sentiment de révolte face à un pouvoir (proche ou lointain) indifférent ou aveugle à une situation qui nous semble injuste… Nous comprenons la position de Luther, tout en voyant la limite : que faire quand la justice humaine échoue ? Nous voyons bien que les injustices détruisent le monde et  que les tentatives de l’homme pour y remédier sont utiles et nobles, mais indéniablement limitées.

C’est alors que nous nous tournons vers Jésus, descendu du Ciel sur la Terre pour nous donner le seul espoir solide possible d’une justice sans défauts. Lui qui a vécu une vie parfaite et juste, il vient maintenant vivre en nous pour nous aider à aimer notre prochain comme nous-même. Seul son Esprit peut nous aider à pardonner, à accompagner et à guérir. Il est bon de combattre les injustices et je suis le premier à le faire, mais lorsque ce désir de justice devient utopie, il peut nous aveugler dangereusement. Le personnage de Michael Kohlhaas, qui se prend quelque part pour Dieu (c’est toujours un peu le même problème, depuis Adam…), nous le rappelle : la vengeance conduit aux confins du fanatisme.

Noël est une fête de justice et l’Avent nous est donné pour en retrouver le goût. En tant que prêtres de l’Eternel, nous avons pour mission de préparer le chemin du Christ, de transmettre cette idée simple : Jésus est venu accorder la vie éternelle à ceux qui se confient en lui, indépendamment de leur passé, de leur origine ou de leur classe sociale. Il est venu rétablir la justice par la grâce.

Je vous conseille en tout cas vivement la lecture de Michael Kohlhaas : ce livre fascinant offre une véritable et profonde réflexion sur la justice. Vous pouvez aussi voir le film (Arnaud des Pallières, 2013) qui ne manque pas d’intérêt, mais qui peut être déconcertant (rythme lent, très peu de dialogues et parfois des voix à peine audibles…).

Une bonne manière de se soulever contre l’injustice à travers l’histoire a été d’utiliser la fiction. Oui, les romans ont cette capacité unique de nous amener vers un monde meilleur, de façon concrète ! Nous avons étudié récemment Victor Hugo et les Misérables, qui a eu une grande influence sur les progrès sociaux du XIXe siècle, mais le plus célèbre exemple est La case de l’oncle Tom. Ce roman populaire chrétien de Harriet Beecher Stowe (1853-1981) a bouleversé les croyances de nombreux lecteurs sur l’égalité des droits. Sa publication pourrait même avoir contribué au déclenchement de la guerre de Sécession américaine (Will Kaufman, The Civil War in American Culture, Edinburgh University Press, 2006, p.18)

Ce livre, en utilisant la fiction, a fait écho d’une manière extraordinaire, a une réalité profonde que Dieu a mis dans notre cœur : le désir de justice. Et si c’était à notre tour ? Et si nous pouvions aussi contribuer à rendre le monde meilleur par nos histoires ? Voici donc ce nouveau défi/concours d’écriture :

Défi : imaginez une histoire de fiction ou un poème dont le point de départ est une injustice. Le texte, qu’il soit poétique ou en prose, devra ouvrir une fenêtre sur Jésus.

Forme : libre (théâtre, dialogue, petite nouvelle, poésie…)
Taille
 : dix pages A4 maximum (deux pages A4 pour la poésie), police Arial ou Calibri 12.
Publication (plusieurs possibilités) :
– sur vos blogs en mettant un lien vers cet article,
– en envoyant vos textes à plumeschretiennes@gmail.com (publication en tant qu’auteur invité),
– directement ici pour les auteurs du site,
– sur notre groupe Facebook Ecrire en tant que chrétien

Délai : jusqu’au 15 février 2022
Nombre de participations maximum par personne : 2 (une en prose, une en poésie)

Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. 
Luc 21.28

Chaque texte aura un retour (petit paragraphe d’appréciation et d’éventuels conseils) et recevra une récompense (livre gratuit de notre partenaire, les Editions ThéoTeX) ! De plus, un jury d’auteurs de Plumes Chrétiennes se réunira (en visio) pour choisir trois textes à mettre en valeur.

Intermède

Quand on a que l’amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs
Quand on a que l’amour…

35 réflexions au sujet de “Défi d’écriture #13 (jusqu’au 15 février) : une fenêtre de justice sur le monde”

  1. Ping: Élan Noir
  2. Je suis content d’avoir trouvé une idée assez vite et j’espère que le texte plaira à beaucoup de gens. Si vous souhaitez en savoir plus sur Nicholas Black Elk‚ pour qui l’Église catholique a lancé un procès de béatification‚ il y a un très bel article de La Croix de 2017 qui est accessible en lecture libre :

    https://croire.la-croix.com/Definitions/Fetes-religieuses/Careme/3-minutes-pour-se-convertir/Elan-Noir-un-Sioux-en-route-vers-la-saintete

    J’ai conscience que sur cette page beaucoup ne prient pas avec les saints. Mais je considère que la figure de Nicholas Black Elk est si inspirante qu’elle peut toucher les chrétiens de toute confession et au-delà. Un homme à la conversion fulgurante et à la vie édifiante‚ qui a très largement contribué à donner l’Évangile au peuple Sioux.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour cette proposition de texte, très intéressante ! Il est vrai que nous ne prions pas les saints 🙂 (l’équipe d’administrateur en tout cas est protestante). Cependant je constate que l’écriture permet de mettre en valeur ce qui nous réunit. C’est une des force de l’Art : c’est un lieu paisible d’échanges et d’unité.

      Aimé par 1 personne

  3. Ping: La brimade 
  4. Ping: Héléna
  5. Ping: Hans Müller
  6. Ping: Le Juste
  7. Ping: Le piège
  8. Ping: Contrastes

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