Tu chantes dans la rue
Les poètes disparus
Ceux d’hier et d’aujourd’hui
Fredonnent leurs mélodies
Les neiges du Kilimandjaro (Pascal Danel)
Flirtent avec celle d’Adamo
La solitude de Bécaud
S’envole au son du piano
Les copains d’abord (Brassens)
Rigolent encore
De tous les « cons » d’antan
Qui le restent toujours autant
Nuit et brouillard (Jean Ferrat)
Rappelle la Shoah aux yeux hagards
Et la mélancolie (Jo Dassin)
Se prend d’amitié avec la nuit (Adamo)
La bohème d’Aznavour
Et les rimes de Gainsbourg
Font mourir la mama
Cabrel chante la corrida
Paris s’éveille (Dutron)
En chantant (Sardou) ses merveilles
Mon amie la rose (Françoise Hardy)
Bientôt rejoint la prose
Il n’y a pas d’amour heureux
Aragon le savait bien avant eux
C’est une belle histoire (Michel Fugain)
Redonne de l’espoir
Au passage de ces vers
Quand tout va de travers
Ils lancent des messages
D’amours et d’orages
Je ne voudrais pas oublier
Goldman ou Léo Ferré
Michel Berger, Jacques Brel
Dans cet éloge au ménestrels
Qui rêvent d’autres pays
De l’Amérique (Jo Dassin) à la Russie
Le joli guide Nathalie (Bécaud)
Dont le sourire donne le tournis
Ces paroliers de l’ombre
Dont la renommée sombre
Leur nom n’apparait jamais
En grandes lettres dorées
Puis vient enfin
La fin du chemin
Le dernier mms
de Michel Delpech
Lancé à son public
Saura-t-il donner la réplique
Aux poètes disparus
Chantés dans la rue
White is white
Un peu trop light
Ou noir c’est noir (Johnny)
Il n’y a plus d’espoir ?
Je vous laisse réfléchir
A ce qu’ils tentent de dire
Après cette mort
Qui vous questionne encore
Le cercle des poètes disparus
Film au message incongru
N’est certes pas la réponse
Dans tout ce qu’il énonce
Lisez donc ce livre
Celui qui vous délivre
Cette lampe à vos pieds
Qui éclaire votre sentier

