Poésie

Prédateurs !

La biche assoiffée
Regarde le ruisseau
Et l’âme oppressée
A soif du Dieu Très-Haut.

Comme un ver écrasé
Où comme un vermisseau
Je suis le méprisé
La cause de tous les maux.

Je suis environné
Pressé par des taureaux
Voulant m’impressionner
Devenir mes bourreaux.

Le lion va chasser
Nourrit ses lionceaux
Des hommes se sont postés
Comme s’ils voulaient ma peau.

Entends les chiens grogner
Ils ont sorti leurs crocs !
Moi je suis harcelé
Privé de tout repos.

Le buffle élancé
Ne fait pas de cadeau
Plusieurs ont programmé
La croix et le tombeau.

Lecture : Psaume 22 v 1 :

« Mon Dieu ! Mon Dieu ! Pourquoi m’as-tu abandonné, et t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes ? »

Ce Psaume mentionne plusieurs animaux pour décrire et souligner les souffrances et la mort du Christ crucifié.
La biche nous parle de douceur, c’est l’entête de ce psaume, puis le ver rappelant le mépris, la fragilité, ensuite, taureaux, lion, chiens, buffle. Ces animaux symbolisent la force, la violence, la haine…
David l’auteur de ce psaume, décrit avec des images fortes un pâle aperçu de ce que dut subir le Christ, du jardin de Gethsémané à la croix de Golgotha.
Il a prophétisé les souffrances de Jésus-Christ, Fils de Dieu, mais aussi fils de l’homme, ayant vécu sur terre comme un simple homme.
« Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils ouvrent la bouche, secouent la tête » (v 8).
« Mon cœur est comme de la cire, il se fond dans mes entrailles » (v 15).
« Protège mon âme contre le glaive, ma vie contre le pouvoir des chiens ! » (v 21).
Suite à ce psaume de souffrances surgit plein de vie et d’espérance le Psaume 23, avec des promesses d’abondance pour quiconque reçoit le Christ comme son Sauveur personnel.
« L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. »
« Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde »
.

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