Poésie·Recensions·Recueil de poèmes

XIX. L’air frais ne chasse plus la brume (Sonnet)

L’Éternel est celui qui te garde,
L’Éternel est ton ombre à ta main droite.
Pendant le jour le soleil ne te frappera point,
Ni la lune pendant la nuit.
L’Éternel te gardera de tout mal,
Il gardera ton âme ;
L’Éternel gardera ton départ et ton arrivée,
Dès maintenant et à jamais.
Psaumes 121:5-8

Ce qui mit un terme à tout cela, ce fut le choc d’une frayeur soudaine. Shasta découvrit que quelqu’un, ou quelque chose, marchait à ses côtés. Il faisait noir comme dans un four. Shasta ne voyait rien. Et la chose (ou la personne) marchait si doucement qu’il ne pouvait entendre ses pas. Ce qu’il entendait, c’était une respiration. Apparemment, son compagnon invisible avait un souffle très ample, et Shasta sentait que c’était une créature imposante. II en était venu si progressivement à remarquer cette respiration qu’il ne pouvait savoir depuis combien de temps cela durait. Ce fut un horrible choc. […]
Maintenant, la blancheur autour de lui devenait éblouissante ; ses yeux se mirent à cligner. Quelque part devant lui, des oiseaux chantaient. Il comprit que la nuit, enfin, était finie. Il discernait maintenant sans aucun effort la crinière, les oreilles et la tête de son cheval. Une lumière dorée tombait sur eux, venant de la gauche. Il se dit que c’était le soleil. Il se tourna et vit, cheminant à côté d’eux et plus grand que son cheval, un lion.
Lewis, C. S., Le cheval et son écuyer, Chapitre 11


Comme un fier hidalgo qui se croit chevalier
Je chevauche un vieux rosse en ferraillant mes doutes,
L’air frais ne chasse plus la brume sur ma route,
L’obscurité m’encercle, hélas, je vais plier…

Je pleure. A mes côtés, un souffle régulier !
J’étouffe un cri d’effroi. Sans m’arrêter, j’écoute :
Un soupir ! Dans mon dos, la sueur, goutte à goutte,
Ruisselle. Qui est là ? Un loup ? Un sanglier ?

C’est peut-être un géant, un colosse puissant
Qui cherche à refroidir un plat appétissant !
La peur tarit mes pleurs et ma bouche s’entrouvre…

Une voix me répond. Alors, mille rayons
Eclatent ! Le brouillard s’en va et je découvre,
Près de moi, flamboyant, noble et grave, un Lion !


Vous venez de lire un extrait de mon premier recueil de poèmes, intitulé La Grâce au pays de Narnia. Il est disponible gratuitement sur les pages de Plumes Chrétiennes.

Lire : Préface et sommaire « La Grâce au pays de Narnia »

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Image d’illustration : Shasta sur le sentier sombre, par Alina, Art Station

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