
Beaucoup de gens viennent me voir pour me dire qu’eux aussi veulent écrire un livre, ou qu’ils sont en train d’en écrire un. C’est comme s’il existait en chacun de nous une petite lueur magique qui espère laisser sa trace avec les mots. Parfois, on me dit même : « J’ai une bonne idée pour toi, à mettre dans tes histoires. » Honnêtement, je trouve ça très gentil… mais je prends rarement les idées des autres. Pas parce que je ne veux pas. Simplement parce que leurs idées ne m’inspirent pas. Ceux qui n’écrivent pas pensent parfois, à tort, que dès qu’une bonne idée surgit, elle fera un bon livre. Mais ce n’est pas comme ça que ça marche. Dans une seule journée, j’ai des centaines d’idées de toutes sortes pour mes histoires. J’en explore certaines un moment, en me demandant où elles pourraient bien me mener, mais la plupart finissent aux oubliettes. C’est comme à la loto : plein de billets, un seul gagnant. J’écris beaucoup avec mes émotions. Et si je ne ressens rien… c’est mort. Donc aucune envie d’écrire. D’ailleurs, si on me forçait, le résultat ressemblerait sans doute à de la bouillie pour chat.
Beaucoup aimeraient écrire, mais restent bloqués à certaines étapes. Pourquoi reste-t-on bloqué ? C’est peut-être un manque d’idées, ou l’incapacité d’orchestrer trop d’idées en une suite logique… ou carrément autre chose.
Faisons un petit voyage vers ce moment où tu as décidé, pour la première fois, que tu voulais écrire un livre. Peut-être était-ce après avoir lu un roman si captivant que tu en avais perdu la notion du temps. Ou peut-être simplement parce que rester éveillé tard avec un stylo et du papier semblait beaucoup plus romantique que de défiler sans but sur les réseaux sociaux. J’avoue… moi aussi je trouve ça romantique.
Quelle que soit ta motivation première, cette étincelle initiale était réelle, et c’était la tienne. Maintenant, comme la plupart des écrivains qui débutent, tu es peut-être resté bloqué quelque part en chemin. Peut-être même que tu t’es arrêté. Si tu veux bien, nous allons reprendre depuis le départ. Et je vais t’aider à poser la fondation.
Cette fondation répond à la question : pourquoi exactement veux-tu te torturer en écrivant un livre ? Je plaisante ! Mais sérieusement, identifier ta motivation principale est crucial. C’est ton « WHY ? » (le pourquoi, en anglais). Un WHY représente la raison profonde et personnelle qui te pousse à écrire.
Pour le découvrir, tu dois prendre le temps de réfléchir et trouver ce qui te pousse réellement à t’asseoir devant la page.
Voici quelques pistes pour t’aider dans ta réflexion.
Je veux écrire pour :
1. Partager une histoire qui me tient à cœur
2. Aider les autres à travers les mots
3. Explorer et comprendre le monde qui m’entoure
4. Laisser une trace
5. Me lancer un défi personnel
6. Exprimer des émotions ou des expériences difficiles
7. Pour le plaisir de créer des univers et des personnages
Tu peux avoir plusieurs raisons. Mais attention : si ton WHY n’est pas assez fort, tu risques d’abandonner. On parle d’un WHY fort lorsqu’on trouve cette raison (parfois plus d’une) et que l’émotion nous monte à la gorge. Alors on sait qu’on l’a vraiment trouvé. Ça peut te prendre plusieurs jours pour le trouver. Ne désespère pas. Une fois que tu l’as, prends le temps de le noter dans ton journal d’écriture ou sur une feuille que tu colleras devant ta table de travail.
Ton WHY sera la raison qui te poussera à continuer ton livre, même quand tout autour semblera te crier d’arrêter.
Ce sera ton essence quand ton énergie sera à sec.
Ce sera ta lumière dans les moments où écrire te semblera impossible.
Alors prends ta plume et lance-toi ! Et si tu en as envie, viens partager ton WHY avec moi sur ma page Facebook : Lili Cyr-Robillard.
Et on se dit à très bientôt… pour la réussite de notre livre !
