Le jardin de mes chagrins

Je vous conduis dans mon jardin
Venez donc le découvrir !
C’est le parterre de mes chagrins,
Et là, j’irai me recueillir.

Oh ! Que de fleurs toutes alignées !
Venant raviver mes douleurs
Pas de parfum à exhaler,
Qui pourrait réjouir mon cœur.

Je marcherai à pas feutrés,
Pour respecter la dame en noir
Car c’est bien sa propriété,
Sur la route du dernier soir.

Ici reposent les aînés,
Et là, ils ont mis mes parents
Malgré les mois et les années,
Le souvenir reste présent.

Devant le rectangle fleuri,
Je penserai à autrefois
Quand nous étions tous réunis
Autour de la table de bois.

Et les images défileront,
Remontant loin dans le passé
J’étais alors petit garçon
Qu’elle était belle la maisonnée !

Puis en quittant ce triste lieu,
Le pas pesant, le cœur serré
Mais attendant venant des cieux,
Cet heureux jour tant espéré.

Fini alors le monopole,
La dame en noir, expropriée
Car à la voix de sa parole,
La mort devra capituler.

Lecture : 1 Corinthiens chapitre 15 verset 54 :
 La mort a été engloutie dans la victoire.

Poème à lire également sur:
http://www.poesie-chretienne.com/le-jardin-de-mes-chagrins-60.html

 Ce poème est né, après la mort de mes parents, où j’ai réalisé que la vie était bien fragile, et qu’elle passait rapidement, comme le disait Job au sein de ses souffrances : « Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s’évanouissent : plus d’espérance ! Souviens-toi que ma vie est un souffle ! » (Job 7 v 6/7).
Et c’est en parcourant le cimetière, devant tous ces rectangles fleuris, que j’ai repensé aux jours d’autrefois où nous étions tous en famille ; cela paraissait loin et pourtant si proche dans ma mémoire !
Mais l’espérance de la résurrection était là en moi, et l’est toujours ! C’est une arme redoutable, pour repousser la tristesse qui est humaine, et normale quand nous perdons des êtres chers, mais qui peut nous abattre si nous la laissons sans espérance.
La Bible nous a laissé des promesses concernant la résurrection, et il est bon et doux pour nous de les lire et les relire, pour qu’elles demeurent constamment en nous : « Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire. O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ? » (1 Corinthiens 15 v 54/55).

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