Classiques, Poèmes Classiques

Un poète qu’on ne lit plus (par Étienne Eggis)

 

Il existe un poète aux odes insondées
Plus vaste que les cieux, plus grand que l’infini ;
Son cœur est l’océan où naissent les idées,
L’univers à genoux chante son nom béni.

Son regard rajeunit les croyances ridées ;
Il sculpte au cœur humain l’espoir dans le granit,
Il calme de la mer les vagues débordées ;
Aigle impossible, il a l’immensité pour nid.

Sa plume est le soleil, son poème le monde ;
Les monts et les forêts que la tempête émonde
Les océans profonds que tord le vent du flux,

Sont les notes sans fin de sa vaste harmonie ;
L’homme est l’écho complet de son œuvre infinie.
— Ce poète, c’est Dieu : mais on ne le lit plus.

Étienne Eggis (1830-1867)

Vous pouvez retrouver ce poème et de nombreux autres dans le livre « Vers de Ciel » une anthologie évangélique de poèmes, rassemblés par le Dr Gila Woodpecker, un drôle d’oiseau dans le monde de l’édition… (voir sur Amazon).

Vers de Ciel: Anthologie de poésies évangéliques par [Woodpecker, Gila]

Dr Gila Woodpecker, titulaire de deux Ph.D., l’un en Herpétologie Transcendante, l’autre en Érémitique Naturelle, enseigne la Catachrèse Systématique au Tohono O’odham College de Chuichu, au sud de Phoenix, en Arizona. Elle lance aujourd’hui un véritable cri d’alarme : conséquence imprévue du réchauffement climatique, le vers français se meurt ! si l’on ne fait rien, d’ici trois décennies cette incomparable merveille, fruit de nombreux siècles d’évolution sémantique aura entièrement disparu de nos champs linguistiques. Suite à la hausse des températures, faut-il attribuer le déclin rapide de la versification française à une liquéfaction de la matière grise où elle prend naissance, ou bien à un dessèchement des tympans et des cœurs qu’elle était censée faire vibrer ? la théorie du vers n’est pas encore assez aboutie pour en décider. Toujours est-il qu’en réunissant dans cette petite anthologie d’excellents spécimens choisis de la Renaissance jusqu’au XXe siècle, Dr Woodpecker rend un service inappréciable à la cause de la poésie spirituelle française, et provoquera peut-être une saine émulation créatrice parmi ses lecteurs.

2 réflexions au sujet de “Un poète qu’on ne lit plus (par Étienne Eggis)”

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