Poésie

Le vitrail de Faremoutiers (par François Volff)

Laissez venir à moi ceux qui sont tout petits,
Le Royaume de Dieu admet toutes les tailles,
Grand chevalier de Malte usé par les batailles,
Ou humble journalier vivant sous appentis.

Dans leur âme d’enfant, ils donnent des leçons,
Ceux qui ont survécu à l’oeil de l’eugéniste.
Celui qu’on rejetait s’installe sans façons:
On fait un petit roi du dernier de la liste.

Avant que Je t’ai fait dans le sein maternel,
J’avais pour toi des plans de bonheur et de joie,
Mais le monde déchu, le monde criminel,
Que ça te plaise ou non, a fait de toi sa proie.

Cesse de regarder ton oeuvre dérisoire,
Cesse de t’en vouloir de n’avoir pas fait mieux.
Le Maître du destin a écrit ton histoire,
De ta vie d’embryon au Royaume des Cieux.

Il voulait seulement te montrer par l’exemple
Le sentier que sa lampe a toujours éclairé.
En humble serviteur il venait dans Son temple,
Le ventre de Marie par laquelle Il est né.

Nouveau- né SDF il fait peur au tyran,
Entre deux hors la loi lentement il expire,
De l’Enfer triomphant il va briser l’empire,
Démon ou dictateur, qui sera le plus grand ?

La balance du Juge est dressée devant Lui,
Celui qu’on encensait a pesé vers l’abîme,
La main droite du Père accueille la victime
L’empire des méchants est avec eux détruit.

François Volff

Le vitrail de Faremoutiers

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