J’ai décidé de profiter de ce trajet
Car, très tôt ce matin, j’ai déposé mes chaînes
J’ai quitté le grand cirque endormi sur la plaine
Pour suivre ce chemin, d’un pas sûr et léger
Je marche dans les blés, rêveur, comme Rimbaud
La toile est de Van Gogh, mais où sont les corbeaux ?
Derrière moi, sans doute, où je les ai laissés
Allez-y, maintenant, vous pouvez croasser !
Silence. Ciel immense. On dirait l’Amérique
Celle de Clint Eastwood ou bien d’Edward Hopper
Un trait dans ce désert, un souffle de vapeur
Un train vers l’horizon chante une ode lyrique
Je me rends au-delà, dans la grande forêt
Là-bas, dans mon pays, une contrée sauvage
Une oasis de paix, gorgée de miel doré
Où déjà je repose, au moins sur les rivages
Je le sais, mon ami : la route a ses dangers
Il y aura des cris, des pleurs, des marécages,
Des luttes acharnées et peut-être des cages
Mais tu m’as dit aussi que j’étais protégé
J’ai décidé de profiter de ce trajet
Car ce matin, à l’aube, une flamme a brillé
Celle de Son Esprit qu’on ne peut déloger
J’ai décidé de m’arrêter, émerveillé…
David, 30 août 2023, en réponse au défi d’écriture de l’été

On sent une ivresse de liberté joyeuse ! Yaouhhh !
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Merci beaucoup !
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