Poésie

Ni chaud ni froid

Ni chaud ni froid

Installé sur la terrasse
S’imprime en douceur les teintes de la nuit
Peu à peu notre petit pommier s’efface
Disparaissant jusqu’au dernier fruit

Ne serait-il plus que l’ombre de lui-même ?
Sur lui mes yeux s’attardent
Malgré cette vision sombre germe
Une pensée qui se tarde

Dans cette quiétude viennent colorer l’espace
Et prendre place de petits cris
Assombries sont les quelques traces
Des envolées de chauves-souris

J’aime ces soirées de fin d’été
Où je n’ai ni chaud ni froid
Je me laisse à rêvasser
Sans savoir où cela me conduira

Je médite les paradoxes
Ils questionnent mes habitudes
Ce n’est pas très orthodoxe
Pourtant ils constituent mes certitudes

Parfois la nuit vient éclairer mes idées
Alors que le jour est venu les enténébrer
Comme trop de lumière vient de temps à autre m’aveugler
L’obscurité peut effectivement m’éclairer

Il ne faut pas toujours se fier aux apparences logiques
Elles peuvent tromper la critique
La connaissance n’est pas un beau discours
Mais plutôt l’expérience éprouvée d’un parcours

Un vent doux se lève
Il n’est ni chaud ni froid
Ses caresses sont brèves
Mais agréables toutefois

C’est un peu comme l’amour
Il nous effleure avec tendresse
Nous marquant pour toujours
D’une sensible caresse

J’aime ces soirées de fin d’été
Où je n’ai ni chaud ni froid
Où je me laisse à rêvasser
Sachant que l’été reviendra

21 septembre 2023

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