Par Alain TARDIVEAU, en réponse au défi d’écriture 27 « Écris la ville »
Quartiers de ville et d’angoisses,
Où jouent les gosses des paroisses.
Trottoirs usés par le temps,
Immaculés aussi par instants.
Égouts débordant de dégoût,
Asiles débordant de fous.
Quai de gare qui s’encrasse,
Impasses qui, par endroits, trépassent.
Ce gavroche qui s’enfuit,
Ces casernes qui s’ennuient.
Réverbères implorant la lumière,
Un porche caché, là, juste derrière.
Ces passants sans présent,
Ces femmes sans enfant.
Un jardin sans public ni rose,
Hirondelle qui jamais ne se pose.
Les mendiants qui cherchent leurs mains,
D’avoir trop prié les saints.
Plus de chansons, plus de sourires,
Restent quelques accords qui la hantent.
Aux armes, ton passé,
Te voilà presque nu et empalé.
Pauvre ville, qui revient de nulle part,
Pauvre ville, qui n’est plus que brouillard.
Tu as oublié ta rue et tes chagrins,
Tu as pris ton courage à deux mains.
Tu chantes encore, et tu sais crier.
Alain Tardiveau

Waouh…
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