Quand il était petit, il avait peur des murs qui se dressaient, haut devant lui. Les murs nus. Les murs froids. Les murs qui criaient : Non ! Tu ne passeras pas. Il restait au pied du mur, les yeux levés sur cette barrière monstrueuse, entre lui et le monde. Il rêvait d’un monde sans mur.
Auteur : Auteur invité
A la face du monde
Il est seul dans son atelier. Il travaille, à sa table. Il est concentré, silencieux. Devant lui sont étalés une multitude de lambeaux de papier, qu’il a peints, redécoupés. Une sorte de patchwork, de ses couleurs à lui, avec une dominante de mauve, celui des colchiques. Sur une grande feuille de carton, épais, dont il a d’abord recouvert la surface, avec une aube pâle, il réassemble les pièces d’un puzzle dont lui seul a le secret. Il crée du rythme, avec les couleurs et les formes, patiemment. Il est comme enclos dans son jardin.
La mer
Il regarde sa montre : il est vingt heures. L’heure d’y aller. Il a attendu ce moment toute la journée. Se rendre à l’atelier théâtre. Sortir du cadre quotidien. Il crie : « J’y vais ! », comme une libération. Il sort de l’appartement. La cage d’escaliers du bâtiment est grise. De boîte en boîte, il passe dans l’ascenseur. Rez-de-chaussée. Et là, il retrouve les autres.
Et pourtant…
Soir chaud d’été. Les odeurs remontent la petite rue éclairée qui longe le port. Les gens sont attablés aux terrasses des cafés. Les lumières, partout, contribuent à créer l’atmosphère chaleureuse. Parfois, un souffle d’air ou un cri de mouette rappellent que l’on est en bord de mer. Les cordages des bateaux, arrêtés au port, cliquettent au vent.
Comme une braise
Travailler à la maison n’est pas chose facile, même s’il a une pièce où s’isoler, face à son ordinateur, et si la maison, leur maison, est grande. Les enfants font leur joie, mais ce sont des enfants, pleins de vie, pleins de leurs exigences propres et auxquels il semblera toujours normal de débarquer, sans prévenir, en plein milieu d’un échange en visioconférence : « Papa, j’ai besoin de faire pipi ! » Maxime sent alors monter une agressivité qu’il a du mal à tempérer.
Ça ne devrait pas
Tandis qu’Esther s’entretient avec elle-même, dans un état de semi-rêverie, il se fait du mouvement, et du bruit, plus loin. Ça court. Ça crie. Oui, ça crie même fort ! Qu’est-ce qu’il se passe ?
L’enfant
Par Chrismas, en réponse au défi d'écriture #28 : écris un rondel L’éternel voudrait être son berger,Le temps l’entraine sur cette route.Il semblerait admettre le doute,Personne ne saura l’en décourager. Le chemin, la vérité et la vie.Une flamme brulant toujours dans son cœur.Une espérance plutôt que la survie.Une demeure sans le moindre voleur. Une enfant… Lire la suite L’enfant
