« Tu es parti » et « A mon père »

Tu es parti

Tu es parti mon enfant beaucoup trop tôt
Et moi je scrute à l’horizon, un mot,
Une ombre, un présage, un message, un signe de toi.
Même si l’amour dort ou qu’il soit mort, je suis là.
Je n’ai jamais cessé de t’aimer, de penser…
Le chemin est-il à ce point long et semé
D’embuches pour t’empêcher de revenir à moi,
Où est-il trop lisse pour oublier ton chez toi ?
D’où viens-tu mon enfant ? Qui sont tes vrais parents ?
Tu viens de l’aurore, du vrai Dieu, du firmament.
Pour toi, je tuerais le veau gras, nous festoierions.
Tout serait pardonné, nous recommencerions
Sur de nouvelles bases et nous serions heureux.
Je pleure à cette idée, à ce jour, ce vœu
Auquel je ne peux décrocher, je vis une mort.
Reviens mon amour, mon enfant. Je t’aime si fort.


À mon père

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Oui, mon père, le chemin est lisse devant,
Laborieux derrière et coupable tout en dedans.
Et que faire? Avancer dans le courant
Menant vers une destiné, un tournant.

On apprend à vivre la vie autrement
En rejetant ta morale humble sciemment.
Mais bien vite, quand on a plus un sous, on découvre
Qui profite. Là notre beau ciel se couvre.

Sommes-nous, pantins d’infortune, déchus ?
Sommes plus, libres comme à nos débuts.
Sommes-nous, ceux qui persécutent Jésus.
Sommes plus, je sais que je t’ai déplu.

Artifice de paradis superflu,
Forme de vice ivre me brouillant la vue,
Je te quitte. Je retourne vers Jésus
Qui acquitte tout, même les fautes qui tuent.

Avec toi, j’étais gâté comme un roi.
Sans toi, la vie sur moi se rabat.
Ce n’est pas tant l’argent que j’ai perdu
Ni le temps gaspillé sans l’avoir vu.

Mais mes biens spirituels et valeurs
De chrétien évanouis dans mon malheur.
Où sont-ils ? Qui suis-je ? Qu’aie-je fait de moi ?
Ma fragile identité rien qu’à moi ?

Les efforts pour être moi-même sont vains.
Pour cet or je reviens au droit chemin.
Mon devoir revient au sens des valeurs.
Je repars avec un but dans le cœur.

Terre natale dis-moi combien te donner
Pour le mal que je t’ai fait supporter
À m’attendre ayant perdu ton enfant
Sans comprendre mon départ trop insouciant.

J’ai péché contre le ciel, contre toi.
J’ai mangé à la table du faux roi.
Sans un mot tu pourras me renier.
À défaut, je serai ton ouvrier.

À mon père qui m’a couvert d’un habit.
Solidaire même si je l’avais trahi.
À mon père qui m’a mis une bague au doigt
Qui libère l’indigne sentiment en moi.

À mon père qui m’a offert des sandales
Qui me serrent et me supportent dans mon mal.
Je dois tout. Il a tué le veau gras
Et partout nous fêtâmes l’immense joie.

Lecture Luc 15 11-32 : La parabole du fils retrouvé
31 Le père lui répond : « Mon enfant, toi, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
32 Mais il fallait faire la fête et nous réjouir. En effet, ton frère qui est là était mort et il est revenu à la vie. Il était perdu et il est retrouvé. »

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