G.K. Chesterton sur les contes de fées

« Les contes de fées ne sont pas responsables de l’existence de la peur chez l’enfant, ou de l’une des formes de la peur ; les contes de fées ne donnent pas à l’enfant l’idée du mal ou du laid, c’est déjà dans l’enfant, parce que c’est déjà dans le monde.

Les contes de fées ne donnent pas à l’enfant sa première idée des démons. Les contes de fées lui donnent l’espoir de la défaite possible des démons. Le bébé connaît le dragon intimement depuis qu’il a développé son imagination. Ce que les contes de fée lui offre, c’est un saint Georges pour tuer le dragon.

Voilà exactement ce que font les contes de fées : ils habituent l’enfant à l’aide d’une série d’images claires, à l’idée que ces terreurs infinies ont une limite, que ces ennemis informes ont des ennemis dans les chevaliers de Dieu, qu’il y a quelque chose dans l’univers de plus mystique que les ténèbres, et de plus fort que la peur la plus forte. »

G. K. Chesterton, dans « The Red Angel » (1909)

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G. K. Chesterton, de son nom complet Gilbert Keith Chesterton (29 mai 1874 – 14 juin 1936) est l’un des plus importants écrivains anglais du début du XXe siècle. Son œuvre est extrêmement variée : il a été journaliste, poète, biographe, apologiste du christianisme. En tant qu’auteur de romans policiers, il est surtout connu pour la série de nouvelles dont le personnage principal est le Père Brown (The Wisdom Of Father BrownThe Incredulity Of Father Brown…).

2 commentaires sur “G.K. Chesterton sur les contes de fées

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