Poésie

Sonnet Rimbaldien

Mais ceux-ci injurient tout ce qu’ils ne connaissent pas, et tout ce qu’ils connaissent naturellement, comme les bêtes dénuées de raison, ils le font servir à leur perte.

(Jude 1.10)
Farel rouge, Knox bleu, Bèze vert, Calvin or  ; Vibrants Réformateurs d’une église très crasse, Vos sermons enflammés aux rayons de la grâce, Dissipèrent jadis la noirceur de sa mort…
Le peuple genevois, reconnaissant dès lors, Résolut d’élever, pour garder quelque trace, Ce morne et gris béton, portrait de votre audace.Mais à quoi bon montrer aux pourceaux un trésor  ?
Ils le souillent de tags, puis de leurs groins turpides, Injurient lourdement des gloires si limpides.La nuée des témoins cachée au firmament,
Se rit de l’attentat d’une impuissante envie  :Tous ses saints sont vêtus des couleurs de la vie, Le corps de Christ n’est pas coulé dans du ciment  !

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