Poésie, Réécritures

Le jeune homme riche

D’après Luc 18:18-30

Le jeune homme accourût et là dans la poussière,
Il tomba à genoux aux pieds du Fils de Dieu.
Tant sa réputation que ses habits soyeux,
Dans la foule attroupée, tout semble secondaire ;
Il voudrait hériter de la vie éternelle,
Interroge en ce sens le rabbi sur quoi faire :

« Bon maître que faut-il pour acquérir le Ciel ? ».
Le Messie le reprend (nul n’est bon que le Père !),
Le renvoie à la Loi, à ses commandements.
Jésus ne sait-il pas qui se tient devant Lui ?
Il connaît la Torah depuis qu’il est enfant,
Il l’applique à la lettre ; il est chef aujourd’hui !

Il sait qu’il y a plus, plus qu’agir ou connaître ;
Il veut être parfait, gagner le Paradis !
C’est pour cette raison qu’il a cherché le maître,
Qu’il est venu trouver ce si jeune rabbi.
Le Sauveur le sait bien, Il l’aime pour cela
Mais le « plus » est un « autre » au prix trop élevé :

« Évalue tous tes biens, vends autant que tu as,
Donnes à ceux qui n’ont rien et moi je t’offrirai
Un trésor dans le ciel…puis reviens et suis-moi ».
Le jeune homme s’en va ; sa tristesse est bien grande.
Il n’est rien précisé ; que nous dit son émoi ?
Pense-t-il à tout ce que Christ voulait qu’il vende ?

Songe-t-il que Mammon est devenu son Dieu
Et qu’il a bafoué sa sainte adoration ?
Coupable ou indigné ? Les larmes dans ses yeux
Disent-elles son ire ou bien sa contrition ?
Les disciples non plus ne saisissent pas bien :
Tel le chas d’une aiguille ainsi est le salut.

Qu’adviendra-t-il pour eux, pour eux qui n’ont plus rien,
Eux qui ont tout quitté pour suivre ce Jésus ?
Ceux qu’on croyait bénis sont soudain rejetés :
Il faut être petit pour la vie éternelle,
Les riches – des chameaux – sont trop grands pour passer,
Impossible pour eux d’être sujets du Ciel.

Le Seigneur les rassure : à Dieu tout est possible ;
Ils recevront la vie, eux tous qui L’ont suivi
Car en n’ayant plus rien, ils ont payé le prix.
C’est la bonté de Dieu qui nous rend admissible ;
Zachée sera sauvé, les enfants les premiers,
Les vignerons payés pour une heure un denier.

C’est notre vacuité que l’Éternel remplit,
C’est notre pauvreté qu’Il comble de Sa vie…
Va, évalue tes biens, constate ta misère :
Si tu te crois vaillant, veille à ne pas tomber ;
Ta richesse aujourd’hui n’est jamais qu’éphémère.
Si tu te sais tremblant, Dieu veut te restaurer.

Poetyc

https://poetyc.wordpress.com/

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