Ados, Enfants, Théâtre

Les petits gâteaux de Noël (2/4)

Acte deux – le baraquement

Personnages
1.  ERINO DAPOZZO (ado/jeune)               (habits très sales et usés)
2.  CAMARADE 1 – 3
5. LE GARDIEN CHEF (ado/jeune)              (si possible uniforme)
Possibilité de mettre autant de figurants que l’on désire

Décor :
Un peu de paille.
Les prisonniers sont peu habillés et leurs vêtements sont vieux, sales et usés.
Dans la vraie vie, au moment où Dapozzo paraît devant le chef de camp, il ne portait qu’un petit pantalon en guenilles, était torse nu et pieds nus. Adapter au mieux l’habillement.

DAPOZZO
     (Sur le point d’entrer dans le « baraquement » ; s’arrête et dit au public) La toute première chose à faire, en tant qu’enfant de Dieu, c’est de prendre tout de suite position pour mon Sauveur ! A la première minute !

Il s’approche des camarades, s’agenouille devant son « lit » (ils dormaient sur une paille infecte, grouillante de pou, de puces, de punaises, etc. ) et joint les mains.

DAPOZZO
     Je te loue Seigneur mon Dieu, parce que tu es le berger et le gardien de mon âme, parce que tu me conduits fidèlement sur ton chemin, sans jamais m’abandonner. Je te prie pour mes camarades, afin que tu leur accordes la grâce de ton salut. Amen

CAMARADE 1
     (Moqueur) Qu’est-ce que c’est que ça ?

CAMARADE 2
     (Moqueur) Un curé parmi nous ?

CAMARADE 3
     (Provocateur) Où qu’il est ton bon Dieu ? Regarde-moi ça, on est en Allemagne, maintenant.

CAMARADE 1
     Ça n’existe pas le bon Dieu !

Dapozzo et ses camarades s’asseyent.

CHANT AUDIO
Chant sur la vie de camp. Thématique principale : « je crois au soleil, même s’il ne brille pas. Je crois en l’amour même quand je ne le sens pas. Je crois en Dieu même s’il reste silencieux. »

Mime par les enfants de l’ED sur le chant en question. Le travail au camp était surtout un travail de pelles, de pioches et parfois de construction à chaque enfant fait toujours le même geste (l’un manie une pioche, l’autre une pelle, l’autre déplace des pierres, ou les empile, etc.)

NARRATEUR
     Mais dans ces camps de prisonniers, la mort n’est jamais loin et cela donne à réfléchir. Et le quatrième jour déjà…

CAMARADE 1
     (Pressant) Dapozzo ! Fais la prière !

DAPOZZO
     (Avec passion) Père tendre et secourable, je viens à toi, car tu es le seul auteur du salut de tes enfants. Des milliards de francs, un million de prières, des cargaisons de bonnes œuvres, un océan de larmes, ne peuvent pas enlever un seul péché. Nous ne pouvons être sauvés que par grâce, par le précieux sang de Jésus et seulement par ce moyen…

CAMARADE 1
     (Inquiet et perturbé) Dapozzo ? On m’a toujours dit que le salut se méritait par les bonnes œuvres et par l’aumône… Mais en ai-je fait assez ?

DAPOZZO
     (Avec douceur et amour) Non mon ami, tu n’en as pas fait assez. Personne ne peut en faire assez pour se sauver. Car notre dette envers Dieu est infinie. C’est pourquoi Jésus est mort à notre place. Il est le Fils éternel du Dieu infini et c’est pourquoi lui seul était qualifié pour nous sauver.

CAMARADE 2
     Mais qui Jésus sauve-t-il ? Certains sont-ils trop mauvais pour être sauvés ?

DAPOZZO
     Le sacrifice que Jésus a fait sur la croix est bien plus grand et plus précieux que tous les péchés du monde. Personne n’est trop mauvais pour être sauvé.

CAMARADE 3
Alors nous irons tous au Paradis ?

DAPOZZO
Certainement pas ! Pensez-vous que celui qui méprise le précieux sang de Jésus-Christ puisse entrer dans la sainte présence de Dieu le Père ? Personne n’est trop mauvais pour être sauvé, c’est vrai, mais il y a tout de même une condition : être né de nouveau.

CAMARADE 1
(Intéressé) C’est-à-dire ?

DAPOZZO
Se repentir de ses péchés, de ses fautes, de sa présomption. (Avec passion) Croire que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, qu’il est mort à notre place, qu’il est ressuscité, qu’il est monté au ciel, qu’il est le Seigneur des seigneurs ! L’aimer et lui obéir… quoiqu’il en coûte…

Les camarades hochent la tête et semblent réfléchir.

NARRATEUR
     Le temps passe lentement et nous voici à la veille de Noël 1943. Ils sont environ 4000 hommes en baraques, couchés dans la paille infecte, un peu de toutes les nations. Beaucoup sont malades, parfois très malades. Il y a le froid, la faim, l’ennui de la famille, Noël loin de la maison. Et la grande incertitude : seront-ils encore là demain ?

Tout à coup, le gardien chef surgit l’air impitoyable (c’est justement un homme sans pitié).

GARDIEN CHEF
     (D’un ton de commandant intransigeant qui exige d’être obéi tout de suite) Le 195 ! En avant !

Dapozzo suit le gardien chef devant le rideau qui se ferme. Il fait mine d’avoir froid (il marche en petite tenue à l’extérieur en plein mois de décembre).

GARDIEN CHEF
     (D’un ton sec) Le chef de camp t’attend.

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