Classiques, Poèmes Classiques

Je connais un pays

Le défi d’écriture du mois Ecris au futur (sur le thème de l’espoir ou de l’espérance) a connu un franc succès (15 participations !) et je ne résiste pas à l’envie de vous partager ce beau cantique de James Hunter pour le conclure (et attendre patiemment le nouveau défi) !


Je connais un pays par-delà le ciel bleu,
Où tous les bienheureux seront auprès de Dieu,
Dans le repos parfait, le séjour ravissant ;
Là, plus de deuil cruel, de douleur, de tourment.


                  Refrain
                   Dans la maison là-haut,
                   Où je serai bientôt,
                   Rien ne troublera plus
                   Le bonheur des élus.

Je connais un palais dans la sainte cité,
Plein de charme ineffable et de félicité,
Où Jésus est entré depuis longtemps déjà,
Et dans ses doux parvis, mon Dieu m’introduira.

Je connais un rivage où l’ouragan n’est plus
Où tout est pleine paix, car le port, c’est Jésus ;
Aucun flot menaçant n’atteint le racheté
Dans le céleste abri, loin du monde agité.

Je connais un cantique entonné dans les cieux,
C’est le chant de l’Agneau qui retentit joyeux ;
Ô sublime harmonie, ô glorieux transport,
Bientôt je l’entendrai, qu’il est heureux, mon sort !


On retrouve ce cantique dans le recueil de cantique assez ancien, Chant Joyeux, où il porte le n°17 (voir la partition).

Il est signé d’un certain James Hunter (texte et musique), dont il n’est pas facile de retrouver la trace. En effet, c’est un nom anglophone assez courant. Cependant, il aurait été étonnant que ce poème soit une traduction (en examinant les rimes et la régularité) et, en effet, il a bien été écrit en français.

James Hunter (1879-1947) est né en Ecosse où il se serait converti en 1899. Il travaille ensuite 10 ans comme missionnaire en Algérie avant de s’installer en Suisse avec sa femme en 1912.

Un extrait de la Bonne revue de 1952 nous donne plus d’informations. On y apprend que son ministère en Suisse (où il organisait des réunions d’appel sous des tentes) a été le théâtre de nombreuses conversions. En hiver, le travail continuait dans des salles et sur les route dans des campagnes d’évangélisation en Suisse, en France et en Belgique.

« Mieux vaut s’user que rouiller », disait-il à sa femme. Malgré sa santé fragile, il a parcouru le monde entier, proclamant la Bonne Nouvelle jusqu’aux dernières heures de sa vie.

Si l’expression « rendre hommage » a encore un sens, j’espère que la découverte de ce poème vous fera tressaillir d’espérance et ne vous laissera pas insensible à l’homme qui se trouvait derrière la plume.

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