Poésie

A la sueur de son front

Maudite terre,
Où tu dois trimer, à la sueur de ton front
Pour gagner ton pain.

Maudite terre !
Autrefois il suffisait de tendre la main pour saisir un fruit
Et en être rassasié.

Mais ça c’était avant, bien avant, quand tout a commencé. 
Alors qu’aujourd’hui on s’active, on s’épuise. Jamais comblés.

Maudite terre.
En même temps
On peut pas trop se plaindre,
On a eu le choix :
Avoir Dieu pour Dieu
Ou devenir nos propres dieux.
On a pris l’option numéro 2
Alors maintenant on assume

Et on sue !

Y’a bien eu une époque où le pain est tombé du ciel.
C’était pas vraiment du pain mais ça remplissait bien.
On l’appelait : « Quoi ça ? ». La « manne ». Ça a duré 40 ans.
Dans le désert, y’avait pas le choix, il fallait ce miracle quotidien pour qu’on survive !

Et puis, un jour, bien plus tard, dans nos existences desséchées,
Un homme est arrivé. Il disait :

« Moi je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain-là il n’aura plus jamais faim, et il vivra éternellement. »

Ça nous a tous choqués.

Mais il était sérieux.

Et il a réellement transpiré.
A notre place.

Des grumeaux de sang.
C’est tombé à terre.
Cette terre maudite.

Le pain de Sa Vie,
Une Vie en abondance, La Vie Éternelle.
Pour nous c’est gratuit.

Le pain de Sa Vie,
Son propre corps sacrifié
Pour lui ça lui a tout coûté.

C’est quand je l’ai vu ressuscité que j’ai compris.

Notre malédiction, il l’a portée. Il l’a anéantie.

Et j’ai pas su quoi lui dire, à part :

Merci.

Dieu dit à Adam : Puisque tu as écouté ta femme et que tu as mangé du fruit de l’arbre dont je t’avais défendu de manger, le sol est maudit à cause de toi. C’est avec peine que tu en tireras ta nourriture. Il te produira des épines et des chardons et tu en mangeras les produits du sol. Tu en tireras ton pain à la sueur de ton front.
Genèse 3.17-19

Jésus leur dit :Vos ancêtres ont bien mangé de la manne dans le désert, et cela ne les a pas empêchés de mourir. Mais c’est ici le pain qui descend du ciel : Celui qui en mange ne mourra pas. C’est moi qui suis le pain vivant descendu du ciel : Si quelqu’un mange de ce pain-là, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai pour que le monde vive, c’est mon propre corps.
Jean 6 : 49-51

Jésus sortit et se dirigea, comme d’habitude, vers le mont des Oliviers. (…) L’angoisse le saisit, sa prière se fit de plus en plus pressante, Sa sueur devint comme des gouttes de sang qui coulaient à terre.
Luc 22. 39-44

C’est de nos maladies qu’il s’est chargé, et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui. (…)
Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui.
Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
Esaïe 53. 4-5

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