Une jeune brebis, un soir de bel été,
Entendit dans sa tête une sorte d’appel :
« Quitte ta bergerie, ta petite chapelle
Où tu passes des heures, des heures à t’embêter. »
Elle sortit du pré, entra dans la forêt,
Contente en découvrant ce merveilleux endroit.
Le berger était loin et ses règles et ses lois.
Elle put gambader ; oui, heureuse, elle était.
Elle allait trottinant
Quand un loup s’approchant
Elle eut un grand émoi
En entendant sa voix.
« Pourquoi donc t’inquiéter, dit ce loup en douceur
Tu es dorénavant chez moi et chez mes frères,
Tu as ma protection et maintenant j’espère
Que tu seras pour nous, en famille, une sœur. »
Elle n’y croyait pas
Mais tous ces crocs grinçants
Prêts pour un bon repas
Semblaient moins menaçants.
Notre brebis apprit un tout nouveau langage.
Non plus le bêlement de la satisfaction,
Mais un apprentissage de fortes et belles actions
Pour apprendre aux jeunots la vertu du courage.
Elle changea sa voix.
Ça lui plaisait beaucoup
Après de bons ébats
D’hurler avec les loups.
Un soir de grand hiver, les proies devenues rares,
La meute décida de descendre au village.
La brebis fut priée d’indiquer le passage
Pour satisfaire au mieux leurs puissantes mâchoires.
Arrivant dans ses lieux
Sa voix lui revenait
Son berger l’entendait
Et en fut tout heureux.
La porte grande ouverte, ce fut l’égorgement.
Plantèrent ainsi leurs crocs vingt loups tous affamés
Qui, à la vue du sang, ne pouvaient réprimer
Le plaisir du carnage au milieu d’hurlements.
Notre aimable brebis
Fut par inattention
Hélas tuée, elle aussi.
Quelle déréliction.
En voulant fréquenter de sombres personnages
Tu en oublies ta foi et tu renies tes mœurs.
Vis plutôt près des tiens et ouvre-leur ton cœur
Tu trouveras alors qu’est beau ton pâturage.
Alain Rousseau
Celui qui marche en compagnie des sages devient sage et celui qui fréquente des hommes stupides se retrouvera en mauvaise posture.
Proverbes 13:20 (S21)

Cher ami
Merci de votre envoi concernant ma fable. Je m’aperçois de deux erreurs !
Couplet 6 , vers 4 : remplacer « jeunes » par « jeunots » Dernier couplet : le mot » en » a sauté . Tu en oublies ta foi ( et non : tu oublies ta foi)
Au cas où vous auriez le temps de corriger…
Merci beaucoup.
Bravo pour vos initiatives
Et amitiés.
A Rousseau
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Merci à vous Alain ! C’est corrigé. N’hésitez pas !
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