Poésie

Le tympan roman (par François Volff)

En réponse à Alexandre Sarran

Mané, Mané, Tecel, Phares, le Jugement.
Au tympan du narthex, vois-tu bien la balance ?
Peux-tu entrer ici souillé par ton offense ?
En face du Très Saint, qui peut rester vivant ?

Mané, Mané, Técel. Oh, que ton âme est lourde !
Ceux qui entrent ici portent le même poids,
Entre Dieu et Satan il faut faire le choix.
À l’appel de Jésus, tu fais l’oreille sourde.

Entre, et regarde au fond: sur la croix il expire,
De ses mains étendues il a ouvert le ciel.
La balance a trouvé juste le criminel,
Jusqu’à septante fois faudra-t-il le redire ?

Ne ris pas. Tu n’es pas Sara qui s’interroge.
L’Éternel tend sa main à celui qui le veut.
Son bras n’est pas trop court, même à travers le feu.
Mais le temps est compté au cadran de l’horloge.

Sur le plateau de gauche, ils ont mis leur souffrance,
Sur le plateau de droite avons-nous des bons points ?
Ils pèsent pour le feu ce que pèsent les foins.
Le sang du Rédempteur fera la différence.

Maintenant, maintenant, à Dieu tout est possible.
Franchis la porte et va, et fonce vers le but.
Tout ce que tu as fait est bon pour le rebut.
Sans Lui, vaincu toujours, avec Lui, invincible.

François Volff, Marly la Ville, 28 Août et 5 Septembre 2019

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