Enfants

Sauvetage en montgolfière (3)

La surprise

Le lendemain, Rose et Mattéo se réveillèrent tôt. Mattéo sauta en bas de son lit, trébucha sur Etoile qui dormait sur le tapis et sautilla jusqu’à la fenêtre.
« Rose ! cria-t-il à tue-tête. Viens voir ! Vite ! »
Rose s’étirait sur le lit d’en-haut. Elle dégringola aussitôt l’échelle, se prit les pieds dans le renard qui essayait de voir lui aussi par la fenêtre et s’accrocha in extremis aux rideaux.
« Ça alors !
– Il faut le dire à Grand-papa ! »
Rose et Mattéo dévalèrent les escaliers en pyjama.
« Grand-papa ! Grand-maman ! Il y a une montgolfière derrière la maison !
– Alors, elle vous plaît, ma montgolfière ? demanda Grand-papa avec un grand sourire.
Ta montgolfière ?!
– Oui… Pour partir à l’aventure avec mes deux petits héros préférés. »
Rose et Mattéo se prirent les mains et se mirent à danser dans le salon, criant et chantant à pleine voix.
« On part quand ? demanda enfin la petite fille.
– Dès que vous serez habillés et que vous aurez déjeuné. »
Les deux enfants ne s’étaient jamais habillés aussi rapidement que ce matin-là. Et jamais encore, ils n’avaient avalé leurs tartines à une telle vitesse.
« Attendez ! cria Grand-maman quand ils se ruèrent hors de la cuisine. Il faut encore vous débarbouiller ! Vous avez du chocolat jusque sur le front ! »
Ils se lavèrent en toute hâte, oubliant ici ou là une trace brune.
« Alors, tu viens ? s’impatienta Rose.
– Je ne trouve pas ma deuxième chaussure, se plaignit Mattéo. Tu ne l’aurais pas vue ?
– Moi ? Non. Mais les chaussures ne marchent pas toutes seules. Je suis sûre que tu l’as laissée traîner quelque part… »

Quelques minutes plus tard, Rose, Mattéo et Etoile couraient vers la montgolfière. La petite nacelle était posée dans l’herbe et au-dessus d’elle s’élevait une toile immense.
La montgolfière décolla enfin. Grand-maman leur fit aurevoir de la main et les enfants lui répondirent par de grands signes. Grand-maman leur sembla bientôt minuscule et même la maison devenait de plus en plus petite. Emerveillés, les enfants admiraient le paysage.
« J’ai l’impression d’être un oiseau qui plane ! s’extasia Rose. Et le paysage est tellement beau !
– C’est parce que c’est Dieu qui l’a fait, sourit Grand-papa.
– Oh ! Il y a un troupeau de cerfs, là-bas.
– Etoile, ne touche pas mes chaussures !
– Etoile, reste tranquille !
– Etoile ! Redescends tout de suite ! 
– Etoile !!! »
Le renard bascula dans le vide et Mattéo le retint juste à temps par la queue. Le garçon le ramena en sécurité dans la nacelle, s’accroupit et le serra fort dans ses bras.
« Etoile ! le sermonna-t-il la voix pleine de sanglots, tu dois être obéissant ! J’ai eu tellement peur ! »
Etoile geignit doucement et lécha une larme salée.
« Merci Seigneur d’avoir protégé Mattéo » soupira Grand-papa très ému.

(à suivre)

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