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Javert ou l’échec du légalisme

Lire l’introduction de la série : Dieu dans les Misérables de Victor Hugo
Lire l’article n°1 : Valjean ou la puissance de la grâce

Après Jean Valjean, il faut nous pencher maintenant sur l’implacable Javert, l’autre personnage central des Misérables de Victor Hugo.

L’inspecteur Javert apparaît à chaque moment clé de la vie de Valjean. Il est toujours là pour juger si Valjean est à la hauteur des exigences de la loi. Les deux personnages évoluent ensemble dans un jeu de miroirs complexe et fascinant. Victor Hugo décrit Javert comme un « chien fils d’une louve » qui incarne une loi sans clémence, rigide et austère.

Maintenant, si l’on admet un moment avec nous que dans tout homme il y a une des espèces animales de la création, il nous sera facile de dire ce que c’était que l’officier de paix Javert.
Les paysans asturiens sont convaincus que dans toute portée de louve il y a un chien, lequel est tué par la mère, sans quoi en grandissant il dévorerait les autres petits.
Donnez une face humaine à ce chien fils d’une louve, et ce sera Javert.
Javert était né dans une prison d’une tireuse de cartes dont le mari était aux galères. En grandissant, il pensa qu’il était en dehors de la société et désespéra d’y rentrer jamais. Il remarqua que la société maintient irrémissiblement en dehors d’elle deux classes d’hommes, ceux qui l’attaquent et ceux qui la gardent ; il n’avait le choix qu’entre ces deux classes ; en même temps il se sentait je ne sais quel fond de rigidité, de régularité et de probité, compliqué d’une inexprimable haine pour cette race de bohèmes dont il était. Il entra dans la police. Il y réussit. À quarante ans il était inspecteur.
Tome I, Livre V, Chapitre 5

Javert et Valjean partagent des points communs dans leur histoire de vie. Les deux personnages sont nés dans la même société du XIXe siècle et sont marqués tous deux du sceau de la prison. Javert naît dans une geôle et hérite en quelque sorte des crimes de ses parents. Cette origine jette le discrédit sur son existence. Valjean, quant à lui, vole un pain dans une boulangerie pour nourrir sa sœur et ses sept enfants et sera condamné à dix-neuf ans de bagne. Ces expériences, lourdes à porter, vont les hanter tous les deux pendant le reste de leur vie.

Cependant, ils suivent des chemins différents pour guérir de leurs fautes (ou de celles de ses parents pour Javert). Valjean bénéficie d’un assaut d’une force incroyable, la grâce de Monseigneur Bienvenu (cf. le premier article). Javert choisit une autre voie, celle de l’obéissance aveugle à la loi. Chacun respecte une autorité supérieure différente : pour Valjean, c’est Dieu, pour Javert, c’est la loi. Javert n’est pas injuste au sens strict ; au contraire, sa justice est excessive et sévère. Il a deux maximes : 

D’une part il disait : — Le fonctionnaire ne peut se tromper ; le magistrat n’a jamais tort. — D’autre part il disait : — Ceux-ci [les criminels] sont irrémédiablement perdus. Rien de bon n’en peut sortir. (Tome I, Livre V, Chapitre 5).

Un jour, Javert appréhende Fantine qu’il accuse d’avoir troublée l’ordre public. M. Madeleine (le nom d’emprunt de Valjean) exige qu’il la remette en liberté. Javert, enragé qu’on marche ainsi sur ses plates-bandes, dénonce alors Madeleine qu’il a reconnu comme étant Jean Valjean. Quelques jours plus tard, il reçoit une réponse lui disant qu’il était fou, car on a déjà arrêté Valjean à Arras (en fait, il s’agissait d’un autre, un prénommé Champmathieu). Javert pense alors avoir manqué de respect à un supérieur et vient s’excuser à M. Madeleine (Valjean) en lui demandant de le révoquer sur le champ, avec insistance.

— Monsieur le maire, il me reste une chose à vous rappeler.
— Laquelle ?
— C’est que je dois être destitué.
M. Madeleine se leva.
— Javert, vous êtes un homme d’honneur, et je vous estime. Vous vous exagérez votre faute. Ceci d’ailleurs est encore une offense qui me concerne. Javert, vous êtes digne de monter et non de descendre. J’entends que vous gardiez votre place.
Javert regarda M. Madeleine avec sa prunelle candide au fond de laquelle il semblait qu’on vit cette conscience peu éclairée, mais rigide et chaste, et il dit d’une voix tranquille :
— Monsieur le maire, je ne puis vous accorder cela.
— Je vous répète, répliqua M. Madeleine, que la chose me regarde.
Mais Javert, attentif à sa seule pensée, continua :
— Quant à exagérer, je n’exagère point. Voici comment je raisonne. Je vous ai soupçonné injustement. […] J’ai souvent été sévère dans ma vie. Pour les autres. C’était juste. Je faisais bien. Maintenant, si je n’étais pas sévère pour moi, tout ce que j’ai fait de juste deviendrait injuste. Est-ce que je dois m’épargner plus que les autres ? Non. Quoi ! je n’aurais été bon qu’à châtier autrui, et pas moi ! mais je serais un misérable ! mais ceux qui disent : ce gueux de Javert ! auraient raison ! Monsieur le maire, je ne souhaite pas que vous me traitiez avec bonté, votre bonté m’a fait faire assez de mauvais sang quand elle était pour les autres. Je n’en veux pas pour moi. La bonté qui consiste à donner raison à la fille publique contre le bourgeois, à l’agent de police contre le maire, à celui qui est en bas contre celui qui est en haut, c’est ce que j’appelle de la mauvaise bonté. C’est avec cette bonté-là que la société se désorganise. Mon Dieu ! c’est bien facile d’être bon, le malaisé c’est d’être juste. Allez ! si vous aviez été ce que je croyais, je n’aurais pas été bon pour vous, moi ! vous auriez vu ! Monsieur le maire, je dois me traiter comme je traiterais tout autre. Quand je réprimais des malfaiteurs, quand je sévissais sur des gredins, je me suis souvent dit à moi-même : toi, si tu bronches, si jamais je te prends en faute, sois tranquille ! — J’ai bronché, je me prends en faute, tant pis ! Allons, renvoyé, cassé, chassé ! c’est bon. J’ai des bras, je travaillerai à la terre, cela m’est égal. Monsieur le maire, le bien du service veut un exemple. Je demande simplement la destitution de l’inspecteur Javert.
Tout cela était prononcé d’un accent humble, fier, désespéré et convaincu qui donnait je ne sais quelle grandeur bizarre à cet étrange honnête homme.
Les Misérables/Tome 1/Livre 6/02

Cette citation nous éclaire assez bien sur le caractère de Javert : il est réfractaire à la bonté, qu’il accuse de déstabiliser la société. Pour lui, être bon est trop facile, il s’agit plutôt d’être juste. Cette sévérité s’applique d’ailleurs à lui-même comme à tous les autres, sans concessions. Le lendemain après le dialogue que nous venons de lire, il reçoit l’ordre de la cour d’assises d’arrêter M. Madeleine qui a finalement été identifié comme étant l’ancien forçat Jean Valjean.

Plusieurs années tard, lors de l’insurrection républicaine de juin 1832 les deux hommes se retrouvent. Lorsque les étudiants parisiens découvrent que Javert s’est infiltré dans leur révolution et le font prisonnier, Jean Valjean se désigne pour l’exécuter.

Jean Valjean mit le pistolet sous son bras et fixa sur Javert un regard qui n’avait pas besoin de paroles pour dire : – Javert, c’est moi.
Javert répondit :
– Prends ta revanche.
Jean Valjean tira de son gousset un couteau, et l’ouvrit.
– Un surin ! s’écria Javert. Tu as raison. Cela te convient mieux.
Jean Valjean coupa la martingale que Javert avait au cou, puis il coupa les cordes qu’il avait aux poignets, puis, se baissant, il coupa la ficelle qu’il avait aux pieds ; et, se redressant, il lui dit :
– Vous êtes libre.
Javert n’était pas facile à étonner. Cependant, tout maître qu’il était de lui, il ne put se soustraire à une commotion. Il resta béant et immobile.
Jean Valjean poursuivit :
– Je ne crois pas que je sorte d’ici. Pourtant, si, par hasard, j’en sortais, je demeure, sous le nom de Fauchelevent, rue de l’Homme-Armé, numéro sept.
[…] Après quelques pas, Javert se retourna, et cria à Jean Valjean :
– Vous m’ennuyez. Tuez-moi plutôt.
Javert ne s’apercevait pas lui-même qu’il ne tutoyait plus Jean Valjean.
– Allez-vous-en, dit Jean Valjean.
Javert s’éloigna à pas lents. Un moment après, il tourna l’angle de la rue des Prêcheurs.
Les Misérables/Tome 5/Livre 1/19

Valjean libère discrètement Javert et le sauve de la mort. Il lui accorde une grâce pleine et entière, comme celle qu’il a reçue de Monseigneur Bienvenu. Les similitudes que Victor Hugo introduit dans les circonstances des deux épisodes sont très fortes et renforcent le parallèle entre les deux personnages. Comme Valjean, qui est ramené par la police, Javert est détenu par une forme d’autorité. Les deux hommes sont libérés par l’intervention d’un autre, qui ment pour les sauver, et dans chaque cas, le traître est pardonné de façon inattendue par le trahi. Comme l’évêque, Valjean aurait pu réclamer justice, mais il préfère pardonner plutôt que de juger et laisse la vie sauve à Javert. Enfin, l’effet de la grâce est le même : Javert est abasourdi par la force du coup, incapable de bouger, tout comme le fut Valjean.

Cependant, pour Javert, la miséricorde ne fait pas partie de sa loi et il ne peut pas accepter cette compassion. Quand c’est à son tour, plus tard, de libérer Valjean, il reste enfermé par la légalité et l’exigence morale.

Javert souffrait affreusement.  […]
Il voyait devant lui deux routes également droites toutes deux, mais il en voyait deux ; et cela le terrifiait, lui qui n’avait jamais connu dans sa vie qu’une ligne droite. Et, angoisse poignante, ces deux routes étaient contraires. L’une de ces deux lignes droites excluait l’autre. Laquelle des deux était la vraie ?
Sa situation était inexprimable.
Devoir la vie à un malfaiteur, accepter cette dette et la rembourser, être, en dépit de soi-même, de plain-pied avec un repris de justice, et lui payer un service avec un autre service ; se laisser dire : Va-t’en, et lui dire à son tour : Sois libre ; sacrifier à des motifs personnels le devoir, cette obligation générale, et sentir dans ces motifs personnels quelque chose de général aussi, et de supérieur peut-être ; trahir la société pour rester fidèle à sa conscience; que toutes ces absurdités se réalisassent et qu’elles vinssent s’accumuler sur lui-même, c’est ce dont il était atterré.
Une chose l’avait étonné, c’était que Jean Valjean lui eût fait grâce, et une chose l’avait pétrifié, c’était que, lui Javert, il eût fait grâce à Jean Valjean.
Où en était-il ? Il se cherchait et ne se trouvait plus.
Que faire maintenant ? Livrer Jean Valjean, c’était mal ; laisser Jean Valjean libre, c’était mal. Dans le premier cas, l’homme de l’autorité tombait plus bas que l’homme du bagne ; dans le second, un forçat montait plus haut que la loi et mettait le pied dessus. Dans les deux cas, déshonneur pour lui Javert. Dans tous les partis qu’on pouvait prendre, il y avait de la chute. La destinée a de certaines extrémités à pic sur l’impossible et au delà desquelles la vie n’est plus qu’un précipice. Javert était à une de ces extrémité-là. 
Que Javert et Jean Valjean, l’homme fait pour sévir, l’homme fait pour subir, que ces deux hommes, qui étaient l’un et l’autre la chose de la loi, en fussent venus à ce point de se mettre tous les deux au-dessus de la loi, est-ce que ce n’était pas effrayant ? (…) M. Madeleine reparaissait derrière Jean Valjean, et les deux figures se superposaient de façon à n’en plus faire qu’une, qui était vénérable. Javert sentait que quelque chose d’horrible pénétrait dans son âme, l’admiration pour un forçat. Le respect d’un galérien, est-ce que c’est possible ?  Il en frémissait, et ne pouvait s’y soustraire. Il avait beau se débattre, il était réduit à confesser dans son for intérieur la sublimité de ce misérable. Cela était odieux.
Les Misérables, Tome 5, livre 4

Non seulement Javert ne peut accepter la grâce, mais il ne peut la comprendre. Il la considère tout au plus comme de la pitié. Il a vécu toute sa vie en pensant que la grâce et la justice s’excluaient mutuellement. Il est convaincu que Valjean et Javert sont diamétralement opposés, le magistrat est bon, le criminel est mauvais, et l’un ou l’autre doit gagner le combat. Ils ne peuvent pas être libres tous les deux. Cette percée de la miséricorde le brise complètement et signifie pour lui le triomphe du mal. La justice a toujours été la chose la plus importante pour lui et vivre dans un monde de grâce est quelque chose d’épouvantable qui ressemble à un enfer. Il ne peut supporter un tel tourment intérieur et se rend sur les bords de la Seine pour se jeter du haut d’un pont dans les eaux sombres de la mort.

Tout à coup, il ôta son chapeau et le posa sur le rebord du quai. Un moment après, une figure haute et noire, que de loin quelque passant attardé eût pu prendre pour un fantôme, apparut debout sur le parapet, se courba vers la Seine, puis se redressa, et tomba droite dans les ténèbres ; il y eut un clapotement sourd ; et l’ombre seule fut dans le secret des convulsions de cette forme obscure disparue sous l’eau.
Misérables, Tome 5, livre 4

Valjean et Javert se sont tous deux retrouvés face à face avec une vraie grâce. Tous deux ont eu l’opportunité d’être libérés de leurs chaînes, mais seul Valjean a eu les ressources pour le faire. En fait, je crois que les deux hommes n’ont pas reçu exactement la même grâce. L’évêque ajoute de façon énigmatique à Valjean « N’oubliez pas, n’oubliez jamais que vous m’avez promis d’employer cet argent à devenir honnête homme », alors que celui-ci n’avait jamais rien promis de tel. Cette promesse est en fait celle de Dieu pour Valjean et l’argent représente le Saint-Esprit qui rend possible la transformation. Dieu rachète son âme de l’esclavage du péché : nous assistons à une véritable rédemption (du latin redemptio, qui signifie rachat). C’est une grâce irrésistible, que nous retrouvons dans tout le livre à travers la main souveraine de Dieu.

Pour Javert, c’est plutôt une grâce prévenante (cette grâce qui permet, mais ne garantit pas, l’acceptation personnelle du don du salut). En le protégeant des insurgés et en lui donnant son adresse, Valjean va obliger Javert à prendre position, à apporter une réponse. La grâce de Valjean trouble Javert dans son identité profonde et il réalise qu’il ne peut pas rester la même personne : il doit changer. En laissant sa liberté à Valjean, il va mettre en évidence devant ses yeux « deux routes également droites » qui le terrifient « lui qui n’avait jamais connu dans sa vie qu’une ligne droite ». Il ne parvient pas à aller plus loin, c’est-à-dire vers la repentance. L’idée que sa naissance en prison l’exclut pour toujours de la société s’accroche à lui comme une moule à son rocher. Cette perception du monde en noir et blanc ne lui permet pas de répondre favorablement à l’appel grandiose de la grâce. Le clapotement sourd de son corps sur l’eau résonne en moi comme l’un des moments les plus triste de la littérature.

Conclusion

Javert a consacré sa vie au triomphe du bien, selon sa propre sa vision du monde. Il nous inspire de la pitié, mais pas du dégoût (comme peuvent nous inspirer les Thénardier par exemple). Il est évident que Victor Hugo a dépeint Javert comme un reflet de notre penchant légaliste. C’est assez terrifiant de constater que, touchés par la grâce, nous devenons parfois comme Javert, obnubilés par la loi. Nous pensons que Dieu veut que nous nous assurions que les autres suivent aussi sa loi, en les exhortant et en les surveillant. Nous pensons que nous ne pourrons plaire à Dieu que si nous ne faisons aucune erreur. Nous pensons pouvoir mériter notre place au ciel. C’est cela qui menaçait la jeune église de Galatie :

O Galates, dépourvus de sens ! Qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été peint comme crucifié ? Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par la prédication de la foi ? Galates 3.1-2 (NBS)

Jean Valjean met particulièrement en lumière le tempérament légaliste de Javert, tout comme le fils prodigue révèle le légalisme du frère aîné.

Le fils aîné se mit en colère et il ne voulait pas entrer. Son père sortit le supplier d’entrer, mais il répondit à son père : ‘Voilà tant d’années que je suis à ton service sans jamais désobéir à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis. Mais quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé tes biens avec des prostituées, pour lui tu as tué le veau engraissé !
Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi et tout ce que j’ai est à toi, mais il fallait bien faire la fête et nous réjouir, parce que ton frère que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.
Luc 15.28-32 (NBS)

Javert, comme le fils aîné de la parabole, pensait qu’il devait mériter de droit ce dont il ne pouvait bénéficier que par grâce. La démonstration débordante de grâce offerte par Monseigneur Bienvenu et Jean Valjean fait ressortir en lui le poison du légalisme. Il en allait de même pour les pharisiens.

Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce collecteur d’impôt ; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.
Luc 18:11-12 (NBS)

C’est bien le collecteur d’impôts et non le pharisien qui est justifié.  L’Évangile insiste sur le fait que nous sommes justifiés sans la loi, un point c’est tout. Il n’y aucune condition à remplir ! La loi seule ne fait que révéler la maladie.

Le pharisien est dans le temple. Le fils aîné est dans la maison du père (et non dans la porcherie). Javert est dans l’enceinte même de la justice. Autrement dit, le légalisme est parmi les croyants, parmi nous, au milieu de l’église. Est-ce que nous ressemblons plus à Javert le justicier, ou à Valjean l’ancien bagnard reconnaissant ? Est-ce que nous goûtons encore à la vraie liberté qui vient avec la grâce, ou sommes-nous revenus sous le joug de la loi ?

Javert meurt dans la nuit en se jetant dans les eaux obscures de la Seine, Valjean meurt dans la lumière de ses chandeliers d’argent, le visage tourné vers le ciel. C’est le triomphe de la grâce sur le légalisme. Je ne sais pas si la grâce est toujours irrésistible, mais je sais au moins une chose : Dieu vous l’offre, en Jésus-Christ, qui a tout payé à votre place !

Transition : Au-delà de ce thème central dans le livre, on retrouve d’autres éléments très intéressants en lien avec la foi dans Les Misérables sur lesquels je voudrais attirer votre attention. La semaine prochaine, nous nous intéresserons à Thénardier….

Lire la suite : Thénardier ou la grâce à bon marché

Illustration : Gérard Depardieu (Valjean) et John Malkovich (Javert) dans la série de Josée Dayan (2000, production TF1)

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