L’homme ne peut appréhender
L’oeuvre de Dieu dans son entier :
Quel est donc le parcours du vent ?
Comment se façonne un enfant ?
Mais dans son coeur, Dieu a placé
La pensée de l’éternité…
Son esprit pressent un mystère :
Oui il retourne à la poussière
Comme la bête il disparaît
Sa vie est déjà terminée ?
Que reste-t-il à son départ ?
Tel une ombre, il l’a traversée
Et soudain, tout part en fumée
Il n’a pas pu les retenir
Les empêcher de s’échapper
Les années qui courent et s’enfuient
La génération à venir
Ne va jamais se souvenir
De toutes ses bonnes actions
C’est effacé, c’est oublié
Du bien, du beau, et du mauvais
Il n’en demeure qu’un soupçon
Un filet, une émanation
Et tout le travail accompli
Par cet homme durant sa vie
Ce sera un autre après lui
Qui en récoltera les fruits
A quelle heure viendra la mort ?
Peut-il influer sur son sort ?
Aucun contrôle, aucun pouvoir
Sur les battements de son coeur
Son souffle vient puis il repart
Et subitement c’est trop tard
Il ignore sa destinée
Il est dans la main du Divin
Fixant ses jours, il les maintient
Ou décide d’y mettre fin
Sa jeunesse s’en est allée
Telle une vapeur, elle passe
Mais il reste un petit espoir
La pensée de l’éternité…
Comme une lueur dans le noir
Dieu l’a mise en lui pour l’aider
A regarder au Créateur
Car s’il veut qu’au jour du bonheur
Il soit heureux et plein d’ardeur
Il veut qu’au jour de son malheur
L’homme se mette à méditer
Avant que le cordon ne casse
Et que le vase soit brisé
Avant que revienne à la terre
Son corps tiré de la poussière
Que l’esprit ne retourne à Dieu
Qui jugera toute sa vie
Le bon mais le très laid aussi
Qui demandera : « Qu’as-tu fait
De la pensée que j’ai posée
Au fond de toi, à l’intérieur
Moi je voudrais te rassurer
Car bientôt je supprimerai
La mort qui t’a tant fait pleurer
Les pertes et puis les regrets
Le temps qui file entre tes doigts
Il n’existera plus là-bas
Les enfants qui quittent le nid
Les « jamais plus » : anéantis
Dans la maison que j’ai prévue
Pour celui qui croit en Jésus
Un jour je vais tout rétablir
Justice et paix, sécurité
Je veux t’offrir un avenir
Seulement il te faut choisir
Car j’ai promis, je le ferai
La vie sans fin à mes côtés
Sera pour qui celui qui aura
Contemplé l’homme cloué là
Et fait alors un pas de foi
L’homme sur la croix du milieu
Qui te regarde dans les yeux
Et te murmure tendrement
Combien il t’aime, éperdument… »
