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Défi d’écriture #34 – Suivez la lumière

Chaque histoire commence par une étincelle.

Parfois, il suffit d’une lueur aperçue au loin, d’un rayon de soleil traversant une fenêtre, d’un phare dans la nuit ou d’une présence pour faire basculer un destin.

Depuis les premières lignes de la Bible, la lumière occupe une place unique. Avant même les astres, Dieu dit : « Que la lumière soit ! » Elle devient le premier signe de l’ordre qui triomphe du chaos. Plus tard, elle guide le peuple d’Israël dans le désert, éclaire les psaumes, inspire les prophètes et prend finalement un visage lorsque Jésus déclare : « Je suis la lumière du monde. » De la Genèse jusqu’à l’Apocalypse, la lumière accompagne ainsi toute l’histoire du salut.

Dans la littérature, la lumière peut révéler une vérité, annoncer une espérance, dévoiler un secret, conduire un voyageur, faire renaître un souvenir ou marquer le commencement d’une aventure extraordinaire. Tantôt rassurante, tantôt mystérieuse, elle invite toujours le lecteur à avancer.

Pour ce trente-quatrième défi d’écriture, nous vous proposons de laisser la lumière guider votre imagination.

Le principe

Nous vous proposons le début d’une histoire.

À vous d’en écrire la suite.

Chacun est libre d’imaginer son propre développement : les récits pourront prendre des chemins très différents, et c’est précisément ce qui fait tout l’intérêt de cet exercice collectif.

Les règles

  • Écrivez la suite de l’histoire dans les commentaires de cet article.
  • Tous les genres littéraires sont acceptés : contemporain, historique, policier, fantasy, science-fiction, fantastique, jeunesse…
  • La lumière doit jouer un rôle important dans votre récit, qu’elle soit réelle, symbolique ou spirituelle.
  • La longueur est libre, même si quelques centaines de mots constituent généralement un bon format.
  • Vous avez jusqu’au 31 août 2026 pour publier votre texte.

Bonne écriture à toutes et à tous !


Le début de l’histoire – Ecran noir

La nuit avait avalé le sentier depuis si longtemps que Mathis ne se souvenait plus du moment où le jour avait cessé d’exister.

Derrière lui, la forêt s’était refermée comme une bouche. Devant, les arbres se pressaient les uns contre les autres, complices d’une obscurité que même la lune refusait d’affronter.

Il sortit son téléphone. L’écran resta noir, aveugle, inutile. Un dernier lien avec le monde venait de se rompre.

Le vent se leva, à peine un souffle, et les branches frissonnèrent comme sous une caresse froide. Une chouette cria, quelque part, une seule fois, avant que le silence ne la reprenne tout entière.

Mathis s’arrêta.

C’est alors qu’il la vit.

Entre deux troncs, loin devant, une lumière avait éclos. Elle n’était ni blanche ni dorée, elle appartenait à une nuance que Mathis n’aurait su nommer, quelque chose entre la braise et l’aube. Elle ne brillait pas : elle respirait. Un battement lent, presque un pouls, comme si la nuit elle-même avait un cœur et qu’il s’était mis, pour lui seul, à battre.

Il cligna des yeux. Elle était toujours là.

Elle vacilla et Mathis eut l’étrange certitude qu’elle venait de le remarquer.

Il fit un pas.

Un deuxième.

Et à mesure qu’il avançait, il lui sembla que l’obscurité, plutôt que de s’écarter, se retirait, comme une eau qui recule.

Alors, sans plus réfléchir, il tendit la main vers cette lumière qui l’attendait…

…à vous d’écrire la suite. Pensez bien à regarder les commentaires pour suivre le fil de l’histoire. Je mettrai à jour de temps en temps ici.

Un commentaire sur “Défi d’écriture #34 – Suivez la lumière

  1. Sans qu’il en soit surpris, elle répondit à ce signe de confiance. Elle caressa d’abord sa main, puis la saisit, sans brutalité mais fermement.

    Sans hésitation ni crainte, Mathis lâcha prise. Le voilà conduit par un rai de lumière, en plein cœur d’une sombre forêt que nulle carte ne situait.

    Une colombe blanche le fit sursauter en le frôlant. Les arbres se dressèrent en haie d’honneur sur son passage.

    Tout en avançant, Mathis s’interrogeait. Quel était ce prodige ?

    La journée avait été particulièrement compliquée pour le jeune homme. Très fatigué, peut-être avait-il glissé vers le pays des rêves ?

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