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Le chemin de croix du Meistersinger (1)

C’est un temps à ne pas mettre un poète dehors, aurait dit Edmond Rostand. Le vent d’hiver secoue les grands pins sombres, la neige enveloppe la Forêt-Noire, la Nagold commence à se solidifier dans son lit. Encore quelques jours de pareils frimas et l’on pourra la franchir à cheval.

En dépit de la bise qui le gifle et des flocons, gros comme une armée de hannetons blancs, qui l’aveuglent, le Wanderer avance péniblement, le torse incliné vers l’avant pour résister à la tempête, les bottes imprimant de profondes empreintes dans le sentier, crépitant sur la neige grise, enveloppé d’une épaisse fourrure d’ours, portant sur le dos son paquetage et surtout, sa harpe de ménestrel, protégée dans une housse de cuir.

Le voilà enfin parvenu au village auquel la rivière a donné son nom. Il aperçoit vaguement dans le brouillard le Schlobberg au sommet duquel se dresse le Burg.

« Je n’aurai pas la force de monter jusque-là, pense le voyageur, à moins que je me restaure. »

Heinrich Von Tannhäuser secoue la neige épaisse et collante attachée à son manteau et pénètre dans l’unique auberge de Nagold. Il se réchauffe le corps auprès de la cheminée et les entrailles au moyen d’une soupe bien chaude. Puis il se décide à sortir dans le froid et à commencer la pénible ascension.

Le baron de Calw, son épouse et ses courtisans étaient attablés, mais aucun n’avait mis la main au plat.

« Nous vous attendions, dit le baron.

– Vous êtes en retard, dit la baronne.

– Il y a de la neige dehors, je vous signale, répond Tannhäuser.

– Mais vous êtes transi. Venez manger avec nous et vous réchauffer, ensuite, vous nous ferez apprécier vos talents. À moins que la froidure vous ait verrouillé les cordes vocales.

– À moins que les cordes de ma harpe soient devenues dures comme des hallebardes.

– Et en parlant de bardes, je suis certain que le chanteur que j’ai formé serait capable de faire entendre sa voix de haute-contre même sous la cascade de Triberg, dit un invité à la barbe grise. Il reste une place près de moi. Viens donc t’asseoir, afin que tout en mangeant et buvant, nous évoquions les temps d’autrefois.

– Wolfram ! Quel est le hasard qui t’amène ici ?

– Hasard ? Pas vraiment. J’ai été convié à divertir cette noblesse. Je leur ai parlé de toi et ils ont voulu t’entendre. Alors, ne bois pas trop. Ils veulent que tu leur chantes en allemand, pas en slavon. »

Tannhäuser avait retrouvé son vieux maître, Wolfram Von Eschenbach, celui qui lui avait tout appris de l’art des trouvères. À présent, lui aussi était devenu un maître chanteur, non pas un ignoble personnage qui fait chanter les gens, mais un Meistersinger qui chante pour leur plaisir.

« J’espère que tu viendras bientôt me rendre visite. Je me suis fait construire une maison au bord du Rhin, à Königswinter. Un vrai petit château.

– Certainement, répond Tannhäuser. D’ailleurs, je dois aller chanter bientôt devant le prince de Cologne. Je me reposerai chez toi un jour ou deux.

– Un jour ou deux ? Pas plus ? Ne sais-tu pas qu’Élisabeth, ma jolie nièce, habite chez moi ? Son père, le landgrave Hermann, m’a chargé de son éducation musicale.

– Ah ! Élisabeth ! A-t-elle toujours d’aussi beaux yeux ?

– Toujours.

– Alors, pour ses deux turquoises précieuses, je resterai ton hôte un an ou deux.

– Tu ne le regretteras pas. Élisabeth serait prête à te donner sa main, si seulement tu te décidais à la lui demander. »

Le jeune poète ne répondit pas. Il se mit à rêver. Il répondit enfin.

« Il ne faut donc pas perdre une seule journée. Dès qu’il cesse de neiger, je me mets en route. »

Tout repas de fête, c’est bien connu, se termine par des chansons. Il revint au vieux maître l’honneur de commencer la soirée en musique, puis vint le tour du jeune disciple. Après ce souper riche en cochonnailles, il se devait de clore son tour de chant par un saucisson. Servi par sa harpe, il entonna fièrement Dir Töne Lob : « Ô Dieu d’amour, à Toi mon chant de louange ». Il faut dire qu’en ce temps-là, les artistes n’avaient pas à redouter les grands pontifes de la déesse Laïcité, toujours prompts à censurer à tout propos.

›Tannhäuser n’attendit pas le printemps pour reprendre la route. Au premier rayon de soleil illuminant la neige, il se chargea de sa harpe et remercia le baron, son hôte. Descendant tranquillement les vallées de l’Enz et de la Neckar, échangeant à chaque étape un repas chaud contre une chanson, il gagna enfin le Rhin. Fatigué de marcher, il prit pied dans une embarcation qui le déposa devant la porte de son ami Wolfram.

L’hospitalité s’accompagne de poésie et de chant. Et puisque les coteaux escarpés du Rhin sont si généreux en vin blanc, ce serait un grand tort de n’en point profiter.

Et puisque le Riesling rend à la fois courageux et amoureux, demeurés seuls, les deux jeunes gens levaient discrètement le voile sur leurs sentiments. Élisabeth attendait toujours que Heinrich lui demande sa main, mais il ne se décidait toujours pas. Elle s’impatientait.

« Ce qu’il me faudrait, lui dit-il, c’est une véritable preuve de ton amour, et pas seulement la promesse de m’aimer toujours.

– Une preuve ? Tu veux une preuve ? Eh bien ! Monte me voir dans ma chambre, ce soir, à dix heures. Je vais te montrer quelque chose que personne à part toi n’aura jamais vu. »

L’imagination du jeune poète partit en vrille. Qu’allait-elle lui montrer, ce soir, dans sa chambre ? Cette jeune fille dont tous vantaient les qualités et les bonnes mœurs ne serait donc pas aussi pudique qu’elle ne l’avait laissé croire.

Fatigué du voyage, il prit congé de la société vers neuf heures. Ayant verrouillé la porte de sa chambre, il décousit soigneusement la doublure de la housse de sa harpe et en tira une partition.

Une partition ? En sommes-nous bien certains ? L’auteur de ce récit a visité un jour une exposition sur l’écriture musicale contemporaine. Il y a trouvé des portées en cercles, en points d’interrogation et en spirales, et même, en tout et pour tout, un échiquier garni de pièces éparses, occupant toute la page. J’aurais eu l’air fin, avec ma clarinette, si j’avais trouvé ça sur mon pupitre.

Mais revenons à Tannhäuser. Le parchemin qu’il déroule ressemble à une carte au trésor, augmentée d’explications en latin.

« C’est donc tout près d’ici, se dit-il, cette colline, surmontée d’une tour, juste en face de nous. Il y aurait une entrée secrète au pied de cet édifice, à l’angle nord-ouest. Mais que signifient ces quatre chiffres : 7962 ? Bien ! Nous verrons demain. Autant savoir rapidement si la vieille sorcière m’a dit la vérité ou non. »

Traversant l’Odenwald, Tannhäuser avait sauvé la vie d’une vieille femme attaquée par les loups. Pour récompense, elle lui avait donné ce plan.

« Sous la colline de Venusberg, lui avait-elle dit, se trouve bien plus qu’un trésor : un temple dans lequel tu découvriras des plaisirs ineffables dont tu jouiras éternellement. »

Par un extraordinaire secours du destin, ce Venusberg se trouve à présent juste en face de sa fenêtre. Mais c’est l’heure de son rendez-vous. Il frappe à la porte d’Élisabeth.

« Entrez ! »

Heinrich entre en tremblant. La jeune fille l’attendait, l’air studieux, un volume sur les genoux. Elle ne semble pas lui prêter attention. Elle se lève enfin.

« Je vais tenir ma promesse, mais je ne vais pas te montrer ce que tu t’attends à voir. »

Notre ami dissimule mal sa crainte. Et si elle portait sur son corps une disgracieuse infirmité ? Aurait-il toujours envie de l’épouser ? Prendre un tel risque, en effet, constituerait pour elle une véritable preuve d’amour.

Élisabeth se dirigea vers une bibliothèque de chêne. Une rangée en cache une autre. Elle tira un livre dissimulé et le lui tendit. Il examinait le titre en latin, doré sur la couverture de cuir.

« Voilà ce que je voulais te monter. Si jamais on découvre que je possède ce livre, je serai brûlée vive.

– Un missel ? Tu serais brûlée pour avoir possédé un missel ?

– Ouvre-le.

– Je ne comprends pas ce latin-là.

– Ce n’est pas du latin, c’est du grec.

– Et tu sais lire le grec ?

– J’en lis quelques pages tous les jours.

– C’est un livre de magie ? Es-tu donc une sorcière ?

– En aucune façon.

– Alors, pourquoi la Sainte Église l’interdit-elle ?

– Écoute ceci : “Ἐν ἀρχῇ ἦν ὁ λόγος, καὶ ὁ λόγος ἦν πρὸς τὸν θεόν, καὶ θεὸς ἦν ὁ λόγος. Οὗτος ἦν ἐν ἀρχῇ πρὸς τὸν θεόν. ”

– C’est très clair.

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu.” Est-ce que tu comprends ?

– Non.

– Personne ne peut te délivrer de la perdition ni de l’enfer, sinon cette “parole faite chair”, Dieu devenu homme. Si tous les chrétiens savaient cela, ils n’auraient plus besoin d’eucharistie ni de confesse. Non seulement l’Église de Rome perdrait tout son prestige, mais elle perdrait beaucoup d’agent. Voilà pourquoi les détenteurs de la Sainte Parole sont déclarés hérétiques.

– Me voici donc amoureux d’une hérétique !

– Avec tous les dangers que cela comporte. »

Il y eut un long silence entre les deux jeunes gens. Élisabeth reprit la parole.

« J’ai un rêve récurrent ; j’y entends de la musique. On n’a jamais rien entendu de tel, des centaines de musiciens réunis avec des instruments qui n’ont jamais existé, ils produisent des sons merveilleux, et puis il y a aussi des chœurs, des pèlerins qui chantent à quatre voix :

“Zu dir wall ich, mein Jesus Christ,
Der du des Pilgers Hoffnung bist!
Gelobt sei Jungfrau sü
b und rein!
Der Wallfahrt wolle günstig sein!”

– Comme ce doit être beau !

– Le plus extraordinaire, c’est que toi et moi, nous vivons au milieu de ces chants. Ils parlent de tes incartades et de notre amour.

– Mes incartades !

– Heinrich, dans plusieurs siècles, un très grand Meistersinger parlera de nous dans ses poèmes et dans sa musique.

– Mais ce n’est qu’un rêve !

– Ce grand maître va pourtant commettre une erreur : il dira que c’est mon amour qui va te délivrer de la malédiction, alors qu’il n’y a qu’un seul amour qui puisse libérer des puissances de l’enfer, c’est ce Dieu devenu homme, crucifié et ressuscité. »

Tannhäuser passa une mauvaise nuit, le mystérieux parchemin et l’étonnante conversation qu’il avait eue avec sa potentielle fiancée l’avaient perturbé. Toutes ses idées s’entrechoquaient dans sa boîte crânienne comme les autos tamponneuses de ma jeunesse.

Dans la matinée, il s’entretint à nouveau avec son amie :

« Euh ! Élisabeth… Je ne sais comment te dire… Hier soir, j’étais prêt à te demander en mariage, mais après ce que tu m’as dit… Je ne sais plus très bien. Il faut que je réfléchisse. Après dîner, je dois aller à Godesberg pour une affaire personnelle. Je serai absent une journée, deux jours tout au plus. Je te donnerai ma réponse à mon retour. »

Ainsi Tannhäuser franchit le Rhin, il traversa le village de Godesberg et attaqua l’ascension de la colline qui le domine. Contournant les ruines du donjon carré, il repéra la base de l’arrête nord-ouest, masquée par un enchevêtrement végétal. Écartant les branchages avec peine, il découvrit un passage dans la pierre. Il dut ramper pour s’y engager. Le voilà dans une petite salle circulaire obscure. Il s’est montré prévoyant, ayant apporté une lampe à huile. L’entrée d’un souterrain apparaît.

« Je ne pensais pas que ce serait aussi facile. Allons-y ! »

La flamme éclaire le boyau étroit, les pierres saillantes semblent se dresser comme des gargouilles vivantes.

« Ça n’en finira jamais ! Jusqu’où allons-nous descendre encore ? Un escalier en spirale maintenant ! Cela va nous mener au centre de la terre, ou plutôt en enfer ! Ah ! Voilà ! C’est fini ! Ah non ! Encore un couloir ! Et je n’ai plus assez d’huile pour faire demi-tour ! Si ça dure encore une demi-heure, je suis mal ! Oh ! non ! Mais ce n’est pas vrai ! »

Et si ! C’est vrai ! Un cul-de-sac. Il observa le mur dressé face à lui.

« Tiens ! Mais qu’est-ce que c’est que ça ? »

Sur l’une de ses pierres sont gravés les dix chiffres arabes, en ordre numérique, dans une grille rectangulaire. Il saisit fébrilement son parchemin. Il presse le 7 avec l’index. Ça s’enfonce. Il recommence l’opération avec le 9, puis le 6, enfin le 2. Les pierres aussitôt se désolidarisent et tremblent. L’obstacle s’effondre. L’homme n’a plus besoin de son lumignon presque à sec, car au loin apparaît une intense lumière.

Heinrich franchit d’un bond l’amas de décombres. Aussitôt, le mur se reconstruisit derrière lui, lui interdisant toute retraite. Il avança dans la vive clarté. Il ne tarda pas à voir, fièrement installée sur un trône, le front couronné d’or, le cou et les épaules ornés de diamants, le corps enveloppé d’un voile transparent qui laisse le regard découvrir sa nudité, une femme d’une irréelle beauté. Il pousse un cri de stupeur :

« Élisabeth ! Toi ! Ici ! Ce n’est pas possible ! Je deviens fou ! »

La femme sur le trône possédait exactement les mêmes traits que la fille du landgrave. Seule une femme aussi belle qu’Élisabeth pouvait lui faire oublier Élisabeth.

« En effet, mon ami, je crois que vous avez perdu la raison. J’ignore qui est cette Élisabeth, mais vous savez très bien qui je suis. Je suis celle dont Jupiter en personne fut follement épris, et vous avez échangé le salut de votre âme contre mon amour. »

J’éprouve une certaine répugnance à évoquer les divinités païennes, c’est pourquoi je propose à mes lecteurs de nommer Vanessa cette mythologique créature, quitte à gagner un degré sur l’échelle de la loufocité.

« Pourquoi est-ce arrivé à moi ?

– Mais parce que tu es le meilleur chanteur que j’aie jamais entendu chanter, alors, comme je suis une déesse à laquelle rien ne se refuse, j’ai décidé de posséder ta voix pour moi seule. Aucun roi ne te rétribuera aussi bien que moi. C’est pourquoi j’ai mis sur ta route cette sorcière qui t’a livré l’entrée de mon royaume. »

Durant les deux jours qui ont suivi les présentations, Heinrich Von Tannhäuser fut traité comme un roi. Pendant ce temps, Élisabeth, la vraie, ne voyant pas revenir son prince, se mit à prier.

Le troisième jour, il fallait bien que le chanteur fasse valoir son précieux talent. Assis aux pieds de sa maîtresse, sa harpe sur les genoux, il chanta, rien que pour elle, l’hymne qu’elle désirait entendre : Dir, Töne Lob. Évidemment, il avait un peu remanié les paroles : « Ô Dieu d’amour » devenant « Reine d’amour ». Ceci n’a rien d’étonnant, sachant que le célèbre Alléluia de Händel aurait été, en idée première, une chanson à boire.

Quel couple heureux que ce couple-là !

Il demeura plusieurs semaines dans ce temple infernal et souterrain de Venusberg, buvant les meilleurs vins, se gavant des viandes les plus tendres, jouissant des voluptés de l’amour, à moins qu’il y ait vécu plusieurs mois, plusieurs années, plusieurs siècles.

Pendant qu’il se vautrait dans les plaisirs, Élisabeth pleurait. Elle était allée à Godesberg, interrogeant les marchands, les aubergistes et les passants, personne ne l’avait vu. Wolfram appela les prévôts et les soldats, on sonda le Rhin en pure perte et on finit par conclure que Heinrich Von Tannhäuser avait disparu. On abandonna l’enquête.

Les mets les plus délicats deviennent insipides si l’on est condamnée à en manger tous les jours, de même l’amour devient fade s’il n’est pas assaisonné de sentiments profonds, et Tannhäuser commençait à s’ennuyer ferme dans les bras de sa déesse olympienne, mais il n’osait pas trop le lui dire, il craignait qu’elle le prenne mal.

Il se décida enfin. N’ayant pas suffisamment de courage pour lui annoncer directement ses intentions, il se résolut à le lui dire en chanson. Ça passera mieux. Comme tous les jours, il se tenait à ses genoux, chantant les mêmes couplets à sa louange dont elle ne se lassait point, mais il ajouta une strophe qui évoquait la nostalgie de sa patrie terrestre, du chant du rossignol, du bruissement du vent dans les feuilles et des ruisseaux sur les pierres, des épis de blés qui mûrissent dans les champs, et il conclut son chant par un dernier vers :

« O Königin! Göttin! Laβ mir zien!

– Pourrais-tu me rechanter le dernier couplet, mon canard ? Je crains de n’en avoir pas saisi la substantifique moelle. »

Nous voilà partis pour un da capo, avec la même coda : « Ô reine, déesse, laisse-moi m’en aller ! »

« Tu m’avais habitué à une autre mélodie, mais j’ai certainement mal compris. Chante à nouveau. »

Troisième édition. Je ne vous explique pas la colère de Vanessa ! Elle fracasse toute la vaisselle. Le chanteur se cache derrière sa harpe.

« C’est donc cela que tu veux, retrouver cette stupide mortelle qui finira par vieillir et qui deviendra laide. Eh bien ! Va-t’en ! Arrache-toi de ma vue avant que je t’étrangle ! »

Oscar Thiffault, le Meistersinger Québécois, n’aurait pas manqué d’ajouter : « Ah bin ! hé ! Fous-moi l’quimp bin ardimint ! »

 

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© 2018 Lilianof

2 réflexions au sujet de “Le chemin de croix du Meistersinger (1)”

  1. « Ceci n’a rien d’étonnant, sachant que le célèbre Alléluia de Händel aurait été, en idée première, une chanson à boire. » … hélas, c’est avéré aussi pour le très solennel hymne national américain The Star Spangled Banner, chut…

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