Nouvelles/contes, Prose

Et pourtant, j’étais prête…

Me voilà, à ses pieds. Ça y est, je suis prête. Je l’ai toujours été. J’ai toujours su que c’était mon but. Je me suis entraînée, je suis parée pour cette grande aventure.
Je me suis équipée et je me sens forte. Je vais y arriver car j’ai pris toutes les précautions : entraînement, observation, motivation.

Certains m’ont dit :
« Tu n’es peut-être pas faite pour ça, ton chemin est ailleurs. Sinon tu serais déjà montée. »
Non, c’est ma voie : je le sais. Il m’a fallu du temps pour ce projet mais je n’en ai pas d’autre. Je suis faite pour ça.
Voilà, je suis en bas de cette immense montagne. Je suis partie pour l’escalader et aller tout en haut. J’ai choisi un équipement haut de gamme, je ne crains rien.
C’est parti.
Là, tout en bas, quelqu’un s’accroche pour faire l’ascension avec moi.
« Je veux faire la route avec toi, je veux escalader cette montagne avec toi, je prends le même chemin. »
Il a l’air un peu chétif, mais il ne faut pas se fier aux apparences. Plutôt grand, avec des petits yeux tellement noirs que l’on se plonge facilement dedans. Il a l’air d’appréhender la voie que j’ai choisie mais semble motivé malgré tout.
« Pourquoi pas ? J’accepte, mais accroche-toi et ne me ralentis pas. Et promets-moi que nous allons nous assurer l’un l’autre. C’est un travail d’équipe.
– C’est promis, répond-il le sourire aux lèvres. »

Allez, c’est parti. Les baudriers sont en place, la corde est installée. On accroche le premier mousqueton. Facile, trop facile.
Le soleil brille, une brise légère nous rafraîchit, l’eau de la gourde est fraîche et douce. Deuxième, troisième mousqueton accroché sur la paroi.
Mon compagnon ralentit un peu. Pas grave, je vais tirer un peu plus sur ma corde. Je suis forte, toujours prête et courageuse.
« Tu sais, me dit-il, j’ai pas beaucoup de résistance. La grimpette va peut-être être plus longue que prévu. Je fatigue vite.»
Je ne vais pas le laisser tomber maintenant. Je me suis habituée à ce qu’il soit avec moi et j’apprécie même sa compagnie. Ce n’est pas une escalade à faire toute seule, finalement.
« Ne t’inquiète pas, j’ai assez d’énergie pour nous deux. Je vais tirer un peu plus, tant pis. »
D’autres grimpeurs me diraient de prendre des précautions, de me faire aider et que je ne peux pas l’assurer toute seule. Moi, je pense que ça ira.
Je suis entraînée et puis mon compagnon et moi avons fait la promesse de nous épauler, de nous assurer l’un l’autre. Chacun son tour, on tirera sur la corde pour grimper toujours plus haut. On est prêts. On est ensemble. Quand il sera reposé, c’est lui qui m’aidera.

Maël fatigue déjà. Sa cheville est douloureuse. Il s’arrête, déjà découragé.
« Je vais pas y arriver, ça va être trop long. J’ai jamais rien réussi dans ma vie. Cette escalade, c’est un projet ambitieux, trop ambitieux pour moi. Laisse-moi là. »
Non, pas maintenant, pas tout de suite ! Je me suis tant préparée pour cette expédition ! Je suis déconfite. Que faire ? Je ne peux pas le laisser là, je me suis attachée à lui. Je suis un peu fatiguée moi aussi, mais je vais prendre sur moi. Ma fatigue passera, je peux encore faire un effort pour l’aider.
A ce moment-là, je vois un guide un peu plus loin, qui me fait signe :
« Lâche ta corde et viens vers moi. Je peux vous aider. »
Il me montre la voie. Je la suis un peu, mais je ne veux pas lâcher ma corde. C’est moi qui décide. Un peu d’aide, juste un peu. Je le suis de loin. Je ne suis pas une assistée. Mon équipier me suit péniblement. Il est au bord de l’épuisement. Alors qu’on vient à peine de partir.
Au bout d’un moment, ça va mieux. Maël, mon acolyte, mon compagnon de route, se sent mieux. On repart de plus belle. Enfin !

« Regarde, tu vois, on y arrive ! lui dis-je. On va y aller tranquille mais nous nous sommes préparés pour ce voyage. On a encore plein de ressources. On est forts. »
J’ai laissé le guide, je n’ai plus besoin de lui. J’y arrive très bien toute seule.
Le soleil est toujours là. Il fait chaud mais on a toujours de l’eau et des provisions. Une petite grimpeuse, Émeline, rejoint notre duo. Ça rendra le voyage plus intéressant.
« Allez accroche-toi ! »
Elle est rigolote, avec ses cheveux qui volent dans tous les sens et sa grosse voix. Elle est un peu soupe-au-lait, mais ça met de l’animation. Ça fait du bien de prendre soin d’elle. Maël se sent responsable, moi aussi. On remet un peu plus d’énergie pour monter.
« Allez Émeline, arrête de râler dit Maël au bout d’un moment. Nous ne sommes pas encore au bout ! »
Elle est gentille cette Émeline, mais elle trouve toujours un prétexte pour rouspéter :
« J’ai un caillou dans ma chaussure, j’ai faim, j’ai une crampe… »
Maël et moi essayons de rester courtois et patients, mais la tension monte, je le sens.
Au bout d’une heure ou deux, je ne sais même plus, la corde est difficile à tirer. J’ai chaud et mon dos commence à me faire souffrir. C’est qu’ils sont durs à traîner mes compagnons ! La petite nouvelle a tout à apprendre. Elle n’a pas peur, mais il faut la guider sans arrêt. Elle ne sait pas où on va.

Il commence à faire de plus en plus chaud.
« Pourquoi ne prendrait-on pas un autre chemin. Pourquoi ne se poserait-on pas un peu pour admirer la vue…? »
Pas le temps, je veux aller tout en haut moi ! Maël s’énerve et moi je dois grimper. Toujours plus haut, toujours plus chaud. Je les traîne, ils sont lourds. Je commence à fatiguer. Je perds patience mais j’essaye de me maîtriser. Il faut que je garde le contrôle. Je suis encore loin de mon objectif.
Sur l’autre versant, il y a des grimpeurs. Monsieur-et-Madame je-sais-tout qui ont toujours de bonnes leçons à me donner.
Je suis ma route, sans les regarder. Je sais ce que je fais ! Je suis prête depuis le début.

La motivation revient, on reprend un bon rythme. On commence à s’habituer, un pas après l’autre. Je le savais que j’y arriverai. Je suis trop forte. Au loin, il y a toujours ce guide qui garde un œil sur moi. Il m’énerve celui-là. Je lui ai dit tout à l’heure que je n’avais pas besoin d’aide. Je connais le chemin.
« Allez les loulous, on a fait un bon bout de chemin. Regardez comme le paysage est magnifique !! »
On est bien contents, on est bien tout court. On profite, on rigole. On se fait des petites pauses sur l’herbe verte, quand il y en a. Je savais que je voulais faire cette ascension en compagnie de gens que j’aime de plus en plus. Je ne vois plus le guide… en même temps je ne le cherche pas.

Avec Maël on se dit que ce serait bien, maintenant que nous avons pris un bon rythme, d’avoir un nouveau grimpeur avec nous. Émeline n’est pas contre, elle s’ennuie un peu au bout de la corde.
Quand soudain, au loin, nous apercevons quelqu’un. Chic ! Il a l’air super sympa. Un peu gringalet mais sympa. Les cheveux hirsutes, mais le regard profond. Il a de beaux yeux marron-verts, selon le temps qu’il fait. On a trouvé un petit plateau, on se pose, on discute et on l’aime vraiment bien. Il s’appelle Louis. Il est très sociable pour quelqu’un qui nous connaît si peu. Il est bavard et a un avis sur tout.

« Vous avez l’air fatigués, nous dit-il. Moi je suis toujours motivé et vous allez voir, je vais vous donner du courage. Reposons-nous encore un peu et on pourra repartir de plus belle.»
Son enthousiasme est contagieux, ça nous redonne de l’énergie.
Bon, c’est bien beau de discuter, mais il va falloir y aller, on n’est pas au bout. Émeline est ravie de ce nouveau compagnon.
« Allez Louis, accroche-toi derrière moi. On va bien s’amuser ! »
Elle va peut-être moins râler car elle semble très protectrice avec Louis.

Soudain, l’imprévu s’invite dans notre ascension.
Louis attrape la corde pour l’accrocher à son baudrier. Nous nous apprêtons à repartir. J’accroche le mousqueton sur une prise de la paroi et d’un coup, j’entends la corde craquer.
Louis n’est pas du tout assuré ! Je ne veux pas le perdre, non, pas maintenant. Mais la paroi est humide et glissante. Il n’arrive pas à se raccrocher. Il pend au bout de la corde qui craque de plus en plus. Mon cerveau s’embrume en même temps que le haut de la montagne, qui se recouvre de nuages.
J’étais prête, pourtant. J’étais forte et j’avais du bon matériel. Pourquoi moi ? Je veux juste escalader cette fichue montagne. Mon nouvel ami va tomber, et va peut-être nous entraîner dans sa chute !

Au loin, un vautour nous épie. Il s’approche, prêt à bondir. Il pense que l’on va mourir, il le sent. Je l’avais déjà vu quand Maël s’était blessé, mais je n’y prêtais pas attention. Il se rapproche. C’est la fin. Je suis finalement une piètre escaladeuse. Trop nulle, trop faible.

La peur m’envahit. Je crie, je hurle à l’aide. Aidez-moi, et tant pis pour ma fierté. Aidez-moi ! J’ai peur de ce vautour, peur que la corde lâche. Peur que Louis tombe, que Maël abandonne ou qu’Émeline se sente mal.
« Pitié, quelqu’un pour m’aider ? »
Il y a d’autres grimpeurs qui arrivent, mais ils sont trop loin pour tenir ma corde ou pour nous assurer.
« Hey ma p’tite dame, pas de panique. Respire, me crie l’un d’eux. On peut pas venir mais on a aperçu le guide plus haut. On l’a appelé, il arrive. Il va vous aider. »
Il va m’aider, alors que je l’ai envoyé balader tout a l’heure. Ma fierté avait pris le dessus et, désormais, je voudrais me cacher dans un trou de souris. Mais la vie de mon équipe est en jeu. Je ne veux pas abandonner cette expédition.
« Ohééééé, le guide. Je suis là !!!! Ou êtes-vous ???? »
J’ai les yeux tellement remplis de larmes que je ne vois plus rien.

C’est à ce moment, où je m’abandonne au désespoir, que je l’entends. Il est tout près de moi :
« N’aies pas peur, car je suis avec toi. J’ai toujours été là mais tu ne me voyais pas car tu fonçais tête baissée.
– Pitié, aidez-moi. Je vous demande pardon. C’est que je veux tellement arriver en haut.
– Tu vas y arriver mais l’ascension est difficile, le chemin est long. Tu as besoin d’aide. »
Et avant que je m’en rende compte, Louis ne pendouille plus au bout de sa corde. Il est à côté de moi, il me sourit:
« Regarde ma corde au lieu de pleurnicher, ce gentil guide l’a réparée. »

Waouh, quand même… je me ressaisis. C’était un cauchemar et grâce à ce guide, tout est rentré dans l’ordre. Nous repartons. Cette fois, je suis le guide. Il n’y a pas de honte à se faire aider. J’avais peut-être préjugé de mes forces. Il y avait peut-être un défaut de fabrication sur cette corde.
Le vautour est reparti, mais je ne suis toujours pas tranquille. Je n’ose pas le dire au guide, il va me trouver ridicule.

Désormais, ce n’est plus moi qui traîne mes compagnons. La corde est souple et je me sens tirée vers le haut. J’ai le pied plus léger et je suis moins essoufflée. Je me dis que je fais toujours cette ascension. L’important c’est d’y arriver, même avec de l’aide.
Encore un petit grimpeur sur le côté….
« Salut, moi c’est Hugo. »
Il a l’air un peu désemparé, tout seul sur cette paroi.
« Tu es tout seul ?
– Oui, je m’ennuie. En plus, c’est trop difficile de grimper tout seul. Je n’y arrive pas. »
Ses yeux brillent et des larmes roulent sur ses grosses joues.
« J’avais envie de faire une belle balade mais mes amis ont abandonné. Je ne sais pas si je dois continuer ou redescendre. C’est tellement dur. »
Il se cache dans son col mais nous avons bien vus qu’il était gêné.
Je chuchote à l’oreille de Maël:
« Et si on lui proposait de nous accompagner ?
– Ho non ! Pas question ! On se traîne déjà Émeline et Louis. Moi je suis crevé. J’en ai marre ! »

Émeline, qui a tout entendu, ronchonne encore.
« Si vous aidez ce petit joufflu, qui va m’aider moi quand je serai trop fatiguée ? »
Louis, comme toujours, est très enthousiaste. « Emmenons-le, s’il vous plaît!! »
Maël et Émeline ne font pas d’efforts sur ce coup-là. Ont-ils oublié que j’ai bien voulu les inviter pour mon expédition ?
« C’est mon voyage, et j’invite qui je veux. Nous ne pouvons pas le laisser ici tout seul ! »
Je ne cède pas et de toute façon, je me sens assez forte pour tirer les quatre compères. En plus, nous ne sommes pas tous seuls, le guide est toujours là.
« Je suis toujours prêt à vous accompagner et vous montrer la voie. Ne vous inquiétez pas, conclue-t-il. »
Hugo retrouve un regard rieur derrière ses grosses lunettes. Je pense qu’on va rire avec lui. Après tout, ce n’est plus moi qui accroche la corde sur cette fichue paroi. Avec l’aide du guide bien sûr, mais je suis pleine de ressources aussi.

Voilà c’est reparti !! Quelle belle équipée ! Louis et Hugo font les marioles, même si Émeline rouspète de temps en temps. On rigole bien, mais Maël fatigue un peu. Je lui propose de faire une pause, mais il refuse.
« C’est bon j’y arrive. Laisse-moi faire! C’est d’ailleurs moi qui aurais dû être devant. »
Il commence à se décourager et me parle sur un ton agressif.  J’ai du mal à le remotiver. Je me pose des questions. Était-ce mon voyage ou devais-je partager mes ambitions avec lui ?
Je ne sais même plus quand a commencé ce périple. La température a drôlement baissé, c’est dur. Je n’ai plus d’eau dans ma gourde. J’ai faim, j’ai mal partout et j’ai des crevasses sur les doigts.
Ils veulent tous arrêter mais on ne peut pas. Nous sommes sous tension, l’épuisement nous gagne. Les conflits éclatent, pour des broutilles.
« Il a bu toute la réserve d’eau, dit Émeline en foudroyant Hugo du regard. »
« Elle tire trop sur la corde, je n’arrive pas à suivre, gémit Louis. »
L’objectif de ce voyage est oublié. Les fous rires, les pauses pique-nique, nous n’y pensons plus. Seule la fatigue et l’énervement nous accaparent.
Je perds patience. Maël veut même arrêter. Émeline veut partir de son côté. Louis pleure et Hugo veut que je le porte.

C’est un cauchemar… Je n’en peux plus. Je craque, encore une fois.
« Hé ho !!! Je suis toujours là, pourquoi m’as-tu oublié ? »
J’entends cette voix, au loin. Alors que j’essaye de me contenir, je vois ce fichu vautour qui revient à la charge ! J’ai peur, j’ai mal. J’ai la tête qui tourne.
Soudain, le sol se dérobe sous mes pas. Je me retiens de justesse, mais Maël tombe dans un hurlement. L’angoisse, l’horreur, le cauchemar. Maël et moi, à force de râler, n’avons pas vu cette crevasse, juste devant nos pieds. Nous voilà coincés, épuisés, anéantis. Maël au bout d’un corde et moi attirée par le vide.
« Je ne peux plus, je n’ai plus de force ! implore Maël. Coupe la corde ou viens m’aider. »
Mais je ne peux pas couper la corde. J’en suis incapable. Maël m’implore à nouveau pendant que les trois autres hurlent pour que je reste là pour les aider. Ils essayent de tirer aussi sur cette corde pour nous sortir de là, mais ils sont à bout de force.
Je suis tellement fatiguée, au bout du rouleau. Je n’y arrive plus. Je ne vois que ce vautour et son ombre. Il me surveille, il me guette. J’ai l’impression qu’il me rit au nez en disant :
« Tu as peur n’est-ce pas ? C’est normal. Tu ne vas pas y arriver, tu vas mourir. Tu as fait tout ça pour rien. Abandonne-toi à la mort. Ne lutte plus. Je vais te soulager une bonne fois pour toutes. » 
Je ne le voulais pas comme ça ce voyage. Quand je m’étais préparée, je le voyais idyllique. J’aurai déjà dû être en haut. Pourquoi les autres y arrivent et pas moi ? Pourquoi est-ce si dur ? Je sens mes pieds glisser, déraper.

Maël m’implore :
« Coupe la corde, laisse-moi. »
Je ne veux pas le laisser. C’est avec lui que j’ai commencé ce voyage.
« Je suis toujours là, depuis le début. Je savais que c’était ton chemin, ta montagne, mais tu dois me faire confiance. »
Il est là, mon guide, encore et toujours présent. Il ne m’a pas abandonné. Je vois sa main forte et douce à la fois. Sa main qui veut attraper la mienne alors que je glisse au fond de ce trou. J’entends au loin d’autres grimpeurs qui me disent :
« Fais lui confiance, attrape sa main ! »
« As-tu oublié toutes tes épreuves ? As-tu oublié la fois où je t’ai proposé ma corde ? La fois ou j’ai réparé la corde de Louis ? Les fois on nous avons avancé malgré le froid et la fatigue ? J’étais là et je serai toujours là à tes côtés. »

Je me sens bête. Il est plein d’amour ce guide. J’aurais dû le suivre dès le début. J’ai fait la maligne, la fière, la grande… en vain.
J’attrape sa main et dans un immense effort, j’arrive à sortir. Je suis exténuée mais je vois les autres grimpeurs crier de joie. Je sais désormais que je vais y arriver. Émeline, Louis et Hugo se serrent contre moi, en larmes.
« Il faut aider Maël maintenant ! me disent-ils en chœur. »
Maël est encore accroché à la corde mais toujours coincé dans cette crevasse. Il est là, il m’entend, même bloqué dans le noir, à lutter pour sa vie. Je veux tellement qu’il attrape la main du guide lui aussi.
Je pleure, j’enrage pour lui :
« Maël, sois fort, bats-toi ! Remonte ! Tu n’es pas seul. On a besoin de toi pour continuer l’ascension. Par pitié, remonte !!! »
Je ne sais pas par quel chemin va passer Maël. J’aimerais tant qu’il sorte de cette crevasse, j’aimerais tant retrouver son sourire enjôleur pour continuer avec lui, avec les autres, cette ascension.

Le vautour revient à la charge.
Je me sens pousser des ailes :
« Va-t’en !!!! Je n’ai plus peur de toi !!! J’y arriverai. »
J’attrape une pierre, lourde, qui blesse mes mains déjà meurtries. Dans le mille ! En plein dans l’aile ! Je hurle encore sur ce maudit vautour :
« Je n’ai plus peur de toi !! »
« Tant que tu me suivras, il ne reviendra pas, me dit le guide d’un ton rassurant. »
Je dois continuer mon chemin, mais j’attends Maël, qui se bat toujours au fond de ce trou. Je sais déjà que mon guide ne l’abandonnera pas non plus…

Fin

Cette nouvelle est à retrouver dans notre recueil de nouvelles, gratuit en format numérique :

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