Nous étions au milieu du lac !
Le soleil se levait !
Nous pouvions voir son halo de lumière émerger à l’est, derrière la pointe sud du plateau du Golan. Tibériade et Magdala étaient encore dans la pénombre et les collines de Hattin surplombées par le Mont Thabor formaient une masse grise vers l’ouest. Mais très vite la boule de feu embrasa le ciel et se refléta sur les falaises de l’Arbel. Alors le lac, les montagnes, les villages au loin se teintèrent de rouge et d’ocre.
Explosion de couleurs !
Beauté, magnificence !
Ce moment de pure splendeur faisait s’envoler d’habitude toute la fatigue d’une longue nuit de pêche !
Je ne me lassais pas de ce sublime spectacle matin après matin…
Mais ça, c’était avant !
Avant que nos vies ne basculent…
Ce jour-là je n’avais pas le cœur à regarder ce qui m’entourait … je ne voyais rien … j’étais insensible à toute beauté … mon cœur était amer et ne savait pas se réjouir devant la création flamboyante…
J’étais revenu à la case départ… depuis 3 semaines j’avais repris mon travail de pêcheur à Capernaüm, comme si les trois ans passés n’avaient pas vraiment existé…
Parfois je retrouvais quelques compagnons de route. Nous avions besoin d’être ensemble, de retrouver un tout petit peu l’ambiance de ces 3 années passées avec lui.
Mais le cœur n’y était pas.
Nous n’en parlions que difficilement, douloureusement…chacun ruminait sa déception, sa désillusion…
Nous étions si fougueux ; nous le suivions partout ; nous avons vu les aveugles retrouver la vue, les sourds entendre à nouveau, les morts revenir à la vie, cinq pains et deux poissons nourrir des milliers de personnes. Sur ce même lac nous avons vu la tempête s’arrêter sur un seul mot de sa part ; il a marché sur ces eaux et j’ai voulu le rejoindre. Nous écoutions avec ferveur ses enseignements ; nous pensions que nous allions changer le monde ; tout semblait possible avec lui.
Mais maintenant mon cœur était torturé par l’écroulement de mes rêves, par l’échec de cette aventure à travers la Galilée et la Judée, par ma lâcheté passée …
Sa mort le vendredi avant la Pâque, le tombeau vide le dimanche matin, son apparition le soir même, puis encore une semaine plus tard… et après plus rien…
Avions-nous vécu une illusion collective ?
La veille nous nous étions retrouvés à quelques-uns. Il y avait Thomas appelé le Jumeau, Nathanaël de Cana, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, et deux autres. Nous tournions en rond à ressasser toujours les mêmes choses, à explorer tous les si…
… si nous avions fait ceci…
… si nous avions fait cela…
… si…si…si…
Je n’en pouvais plus. J’avais besoin de bouger, de me perdre dans l’action pour sortir de tout ce marasme. En fin de compte je leur ai lancé :
« J’en ai assez ! Je vais pêcher ! »
Comme un seul homme ils se sont écriés :
« Nous aussi ! Nous y allons avec toi ! »
Et nous voilà partis en bateau.
La nuit fut longue… triste… pas un seul mot échangé… pas un seul poisson dans les filets… à croire qu’eux aussi étaient devenus neurasthéniques et restaient dans les profondeurs du lac !
Le soleil s’était levé sans que nous en ayons admiré la beauté et nous nous dirigions vers le rivage, plus découragés que jamais !
Au fur et à mesure que nous nous approchions du bord nous avons distingué un type sur le rivage. Il semblait nous parler, mais ce n’est que quand nous fûmes près d’aborder que nous avons pu comprendre ses paroles :
« Hé, jeunes gens, avez-vous pris du poisson ? »
Non, mais de quoi il se mêlait celui-là ? Qu’il s’occupe de ses affaires ! Il voyait bien que nos filets étaient vides ! Il remuait le couteau dans la plaie !
Nous avons bien dû admettre que nous n’avions rien pris.
« Rien ! » avons-nous répondu en chœur.
Au lieu de compatir à notre échec il nous a dit :
« Jetez le filet du côté droit et vous en trouverez. »
Il n’allait tout de même pas nous apprendre notre métier ! C’était nous les professionnels ! Et tout pêcheur digne de ce nom savait que la pêche se pratiquait de nuit et pas après le lever du soleil !
Nous nous sommes regardés et nous avons haussé les épaules, désabusés… après tout nous n’avions rien à perdre à suivre son conseil.
Sans grande conviction nous avons fait demi-tour et, à une centaine de mètres du rivage, nous avons à nouveau lancé notre filet.
Et soudain le bateau a été fortement ralenti… quelque chose le freinait… le filet était devenu lourd… nous ne pouvions pas le remonter tellement il y avait de poissons !
Alors Jean s’est écrié :
« C’est le Seigneur ! »
Et là il y a eu un déclic !
Dans ma tête tout se mit à danser la sarabande…
« Mais quel idiot je fais… vite, vite… mais où ai-je mis ma tunique ? … ah, la voilà… vite la remettre… zut, elle est à l’envers… me jeter à l’eau et nager vers la rive…
Mais pourquoi dès ses premiers mots ne l’avais-je pas reconnu ?
C’était évident… ça ne pouvait être que lui !
Comme le jour où, pratiquement au même endroit, il nous avait dit de le suivre… »
J’ai rejoint le rivage aussi vite que j’ai pu.
Les autres remorquaient tant bien que mal le filet plein à craquer.
Une fois à terre nous avons vu un feu allumé, du poisson qui grillait et du pain.
« Apportez quelques-uns de ces poissons que vous venez de prendre », nous dit simplement Jésus.
Je suis remonté dans le bateau et j’ai tiré le filet à terre.
Quelle belle prise : 153 gros poissons… ouf… le filet avait tenu bon !
« Venez manger », nous dit-il encore.
Nous n’étions pas encore tous vraiment convaincus que c’était bien lui. Mais personne parmi nous n’osait lui demander franchement : « Qui es-tu ? »
J’avais le tournis ! Tout semblait recommencer comme il y a 3 ans ! Une nuit passée à ne rien prendre ; une pêche miraculeuse au petit matin sur son ordre.
Nous étions tous complètement perdus.
Jésus s’est approché de nous et nous distribua le pain, puis le poisson.
Cela faisait du bien de manger, de nous retrouver avec lui.
C’était la troisième fois que nous voyions Jésus depuis sa résurrection.
Tout semblait pareil, mais en même temps tout était si différent.
Après le repas je me suis un peu éloigné du groupe. J’avais besoin de réfléchir, de prendre un peu de distance, de faire quelques pas sur la plage. Un tel retournement de situation m’avait chamboulé de fond en comble !
Jésus m’a rejoint et nous avons cheminé ensemble le long de la rive.
Il s’est adressé à moi en me demandant :
« Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne le font ceux-ci ? »
Aïe ! Que voulait-il dire par là ?
Voulait-il me rappeler que j’avais affirmé avec fougue et de manière très présomptueuse que jamais je ne le laisserais tomber, même si tous les autres l’abandonnaient ? Que j’avais crié haut et fort que j’étais prêt à donner ma vie pour lui ?
Voulait-il me rappeler qu’il m’avait annoncé que par trois fois j’affirmerai ne pas le connaître ? Quelle honte je ressentais !
Je n’ai pu que murmurer :
« Oui Seigneur, tu connais mon amour pour toi. »
J’étais persuadé qu’il allait m’accabler de reproches, car je n’avais absolument pas été conséquent avec mes affirmations dans la cour du palais de Caïphe, le grand-prêtre.
Aussi je fus très étonné quand il me dit simplement :
« Prends soin de mes agneaux. »
Alors là j’étais estomaqué ! C’était fort ! Lui, qui s’était présenté comme le bon berger me donne comme mission de m’occuper de son troupeau ? Il me confie le rôle de berger ? Mais serais-je seulement capable d’assumer une telle responsabilité, moi qui, la nuit de son arrestation, ai dit à la servante qui gardait la porte que je ne faisais pas partie des disciples de cet homme.
Je ne me sentais vraiment pas digne d’une telle confiance de la part de Jésus.
Il me dit une deuxième fois :
« Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? »
Pourquoi me reposer la question ? Cette fois il ne me demandait pas si je l’aimais plus que les autres. Que voulait-il me faire comprendre ? Que je n’avais pas à me comparer aux autres ? Au fond de moi je me sentais toujours aussi lamentable. Je repensai au moment où, me réchauffant près du brasero, j’ai répété que je ne faisais pas partie de ses disciples.
Encore une fois je lui répondis :
« Oui Seigneur, tu connais mon amour pour toi. »
A nouveau il me dit :
« Nourris mes brebis. »
Puis Jésus me demanda une 3e fois :
« Simon, fils de Jonas, as-tu de l’amour pour moi ?Je fus peiné par cette 3e question.
Voulait-il me reprocher de dire que je l’aimais alors que je l’avais renié ?
Pas une fois, pas deux fois, mais trois fois ?
Car effectivement, quand un parent de celui à qui j’avais coupé l’oreille à Gethsémané a affirmé m’avoir vu là-bas j’ai encore nié connaître Jésus.
Voulait-il me faire dire par trois fois que je l’aimais alors que je l’avais renié par trois fois ?
Mais pourquoi prenait-il cette peine ? S’il m’en voulait pour cela il ne m’aurait pas confié la mission d’être berger de son troupeau.
Il m’avait donc pardonné ?
Je repris confiance en son amour pour moi. Et moi en mon amour pour lui. Je lui répondis humblement :
« Seigneur, tu sais tout, tu sais que j’ai de l’amour pour toi. »
Et il me répéta :
« Prends soin de mes brebis. »
Mais cette fois-ci il ajouta :
« En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu tendras les mains et c’est un autre qui attachera ta ceinture et te conduira où tu ne voudras pas. »
Quelles paroles mystérieuses !
Que voulait-il me dire ?
Que maintenant j’étais jeune et dans la force de l’âge mais qu’un jour ma liberté serait bridée ?
Que j’aurais à vivre des limitations dues à la vieillesse ?
Que j’aurais à subir des oppositions ou même des persécutions liées à mon service pour lui ?
Me disait-il cela pour m’indiquer le chemin que j’aurais à suivre, que je devrais passer par de grandes souffrances si je voulais lui rester fidèle ?
Que je devais être prêt à mourir pour lui comme je l’avais affirmé un jour ?
Que pour remplir mon rôle de berger qu’il m’avait confié je devais être prêt à mourir comme lui ?
Il ne me donna aucune explication. Il ajouta uniquement :
« Suis-moi. »
l m’invitait simplement à être un disciple fidèle.
Je me suis retourné et j’ai vu que Jean marchait juste derrière nous.
Spontanément j’ai dit :
« Et lui, Seigneur, qu’en est-il de lui ? »
Ah ! Cette fichue habitude que j’avais de me comparer aux autres, de déterminer mon attitude par rapport à celle d’autrui !
Bien sûr, Jésus n’a pas répondu à ma question et m’a d’ailleurs bien repris:
« Si je veux qu’il reste en vie jusqu’à ce que je revienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. »
Il me faisait bien comprendre que ce qui arriverait aux autres ne me concernait pas. Que je devais faire en sorte de le servir et le suivre fidèlement.
Oh la la ! Quelle journée intense !
La déprime du matin s’était transformée en joie de retrouver mon intimité avec Jésus.
Ce qui avait été rompu par mes manquements lors de sa mort et sa résurrection a été restauré et guéri.
A travers cette nouvelle pêche miraculeuse Jésus nous avait indiqué qu’il nous rétablissait dans notre ministère de pêcheurs d’hommes. Il m’avait fait cheminer intérieurement vers la repentance et le pardon, m’avait établi dans ma mission de berger de ses brebis et m’avait indiqué le chemin que j’aurais à suivre.
A partir de ce jour ma vie a complètement changé !
Jésus a à nouveau disparu … mais nous ne nous sentions plus seuls, tristes et désemparés. Nous savions, que même loin de nous, il serait toujours présent dans nos cœurs et nous vies.
Nous sommes retournés à Jérusalem. Jésus se montra encore de temps en temps aux uns ou aux autres, prenait un repas avec nous. Il nous a recommandé de rester à Jérusalem et d’y attendre que son Père nous accorde le don qu’il avait promis.
« C’est le don que je vous ai annoncé. Car Jean a baptisé dans l’eau, mais vous, c’est dans le Saint-Esprit que vous serez baptisés dans peu de jours. »
Nous étions confusément en attente de quelque chose d’extraordinaire. L’établissement d’un nouveau royaume ? Le départ de l’occupant romain ?
Un jour, alors que nous étions tous réunis autour de lui sur le mont des Oliviers, quelques-uns osèrent lui demander :
« Seigneur, est-ce à ce moment-là que tu rendras le royaume à Israël ? »
Jésus leur répondit :
« Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais le Saint-Esprit descendra sur vous ; vous recevrez une puissance et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre.
J’ai reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre : allez donc dans le monde entier, faites des disciples parmi tous les peuples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et apprenez-leur tout ce que je vous ai prescrit. Et voici : je suis moi-même avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ! »
Après ces paroles il s’est élevé dans les airs et un nuage l’a caché à notre vue. Nous avions encore tous les yeux fixés vers le ciel quand deux hommes vêtus de blanc nous ont interpelés :
« Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, en redescendra un jour de la même manière que vous l’avez vu y monter. »
Nous sommes tous rentrés en ville et nous nous sommes retrouvés dans la maison où nous avions l’habitude de nous rencontrer pour prier avec quelques femmes dont Marie, la mère de Jésus, et les frères de Jésus.
Oh ! il y aurait tellement de choses à vous raconter.
Depuis ma conversation avec Jésus sur les rives du lac de Tibériade j’étais un homme nouveau ! Non pas un bon petit saint, bien gentil et docile ! J’avais gardé tout mon caractère fougueux, mais le Seigneur l’a sanctifié et l’a utilisé pour son service, même si j’ai parfois commis des erreurs.
Vous savez tous ce qui s’est passé dix jours plus tard, le jour de la Pentecôte ! Le Saint-Esprit est descendu sur nous sous forme de langues de feu. Toute la foule, constituée de gens pieux venus de toutes les nations du monde, cette foule rassemblée à Jérusalem pour la fête, a pu comprendre le discours que j’ai prononcé devant elle. Par un miracle divin chacun a pu l’entendre et le comprendre dans sa propre langue. Certains rejetèrent avec violence mes paroles, mais beaucoup d’autres les acceptèrent et se firent baptiser pour marquer leur désir de changer de vie.
C’est ce jour-là que commença ma mission de berger. Mon rôle désormais consistait à prendre soin de ceux que le Seigneur appelait à lui. Enseignement, communion fraternelle, partage du pain et prière furent les quatre piliers de cette nouvelle communauté qui se créait et qui grandissait de jour en jour.
Jésus m’avait prévenu…tout n’a pas été facile. J’ai été arrêté plus d’une fois par les autorités, les prêtres, la police du temple, qui étaient irrités par mes enseignements sur Jésus, sa mort et sa résurrection. Ils m’ont interrogé longuement et cela a été chaque fois l’occasion de rendre témoignage devant eux et de leur dire que c’était plus important pour nous d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. J’ai été emprisonné, puis libéré par un ange. Nous avons été vivement persécutés. Notre ami et frère Etienne a été tué à coups de pierres. J’ai opéré des miracles, guéri un boiteux à Jérusalem, un homme paralysé à Lydda, ressuscité Thabita à Jaffa.
J’ai connu un énorme bouleversement quand Dieu m’a montré que parmi ses brebis il n’y avait pas que des Juifs, que les païens et même les occupants romains avaient accès à sa grâce et son salut et aussi à l’effusion du Saint-Esprit. Ce ne fut pas facile pour moi d’accepter cela. Il m’envoya à Césarée chez Corneille, un fonctionnaire romain pour l’enseigner, le baptiser. Et là j’ai vu le Saint-Esprit se répandre aussi sur les païens ! Quel choc ! Après mon retour de Césarée j’ai dû me justifier devant les autres apôtres. Mon récit les apaisa et ils convinrent avec moi que cela correspondait bien à la mission que nous avait confiée Jésus avant d’être enlevé au ciel…faire de toutes les nations des disciples.
Un autre choc ! J’ai dû accepter d’avoir comme collègue un certain Paul, un pharisien converti, celui-là même qui avait approuvé le meurtre d’Etienne, celui qui ne pensait qu’à persécuter les disciples du Christ et les arracher à leurs familles. Nous avions appris que Jésus lui-même l’avait arrêté dans sa folie meurtrière et qu’il était devenu un disciple fervent du Seigneur.
J’ai compris à travers cela que la grâce de Dieu n’a pas de limite…
Je ne peux pas tout vous raconter. Notre ami Luc, médecin, a écrit un très bon livre sur cette période, intitulé Les Actes des Apôtres ! Vous y trouverez tous les détails de ces différents événements.
Notre ministère a pris de plus en plus d’ampleur. Il a fallu nous organiser. Jacques a pris en charge l’Eglise de Jérusalem, Paul est allé spécifiquement vers ceux qu’on appelait les Gentils, les païens d’Asie Mineure et ceux du monde gréco-romain, moi j’ai exercé un ministère itinérant et j’ai annoncé l’évangile aux Juifs de la dispersion.
J’ai écrit des lettres pour encourager et instruire les églises, essentiellement composées de Juifs devenus chrétiens. Beaucoup d’entre eux passaient par des moments de souffrance dus à l’opposition à leur foi.
» Voilà ce qui fait votre joie, même si, actuellement, il faut que vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves : celles-ci servent à éprouver la valeur de votre foi. Le feu du creuset n’éprouve-t-il pas l’or qui pourtant disparaîtra un jour ? Pourtant, votre foi qui a résisté à l’épreuve a une valeur beaucoup plus précieuse. Elle vous vaudra louange, gloire et honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra.«
« Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car il prend soin de vous.«
« Faites preuve de modération et soyez vigilants. Votre adversaire, le diable, rôde autour de vous comme un lion rugissant, qui cherche quelqu’un à dévorer. Résistez-lui en demeurant fermes dans votre foi, car vous savez que vos frères et sœurs dispersés à travers le monde connaissent les mêmes souffrances. Mais quand vous aurez souffert un peu de temps, Dieu, l’auteur de toute grâce, qui vous a appelés à connaître sa gloire éternelle dans l’union à Jésus-Christ, vous rétablira lui-même ; il vous affermira, vous fortifiera et vous rendra inébranlables ».
« A lui appartient la puissance pour toujours. Amen ! » (1)
Ils avaient besoin que je leur rappelle leur situation face à Dieu et au monde. Ils devaient comprendre que leur patrie n’était pas terrestre, mais dans le ciel. Je devais les stimuler à vivre dans l’espérance.
« Mes chers amis, vous êtes dans ce monde comme des résidents temporaires, des étrangers ; c’est pourquoi je vous le demande : ne cédez pas aux désirs de l’homme livré à lui-même : ils font la guerre en vous. Ayez une bonne conduite au milieu des païens. Ainsi, dans les domaines mêmes où ils vous calomnient en vous accusant de faire le mal, ils verront vos bonnes actions et loueront Dieu le jour où il interviendra dans leur vie. » (2)
Dans une deuxième lettre j’avais pour objectif de les mettre en garde contre les faux-prophètes et les déviations doctrinales, et de les encourager à s’opposer à l’erreur qui assaille l’Eglise de l’intérieur. J’ai toujours ancré mon enseignement sur les faits historiques de la vie de Jésus et sur sa parole, et non sur des histoires habilement inventées comme certains le faisaient.
Marc, que je considérais comme un fils, a rédigé, sous ma dictée, ce qui est devenu l’Evangile de Marc. Lui-même n’a pas été un témoin oculaire, mais je voulais que soient consignés par écrit les récits de ce que Jésus a enseigné et a accompli et dont j’avais moi-même été témoin.
A travers mon récit d’aujourd’hui vous avez compris aisément que Jésus peut transformer des vies par son Saint-Esprit et utiliser chacun avec ses forces et ses faiblesses. Il veut le faire pour vous aussi, pourvu que vous lui laissiez toute latitude.
Il dit à chacun de vous : « Suis-moi ; prends soin de mes agneaux ».
Qu’allez-vous lui répondre ?
- 1 Pierre 1/6-7 ; 2/11-4/6 ; 4/12-19 ; 5/7-11
- 1 Pierre 1/13-2/10
